30/10/2004

30/10/04 - 13:18

Arachide

Je me met parfois à imaginer ce que ma vie aurait pu être si ..., prenant un malin plaisir à décortiquer mes souvenirs pour en extraire les plus infimes détails. Qu'adviendrait-il si ce jour là ... ?
Le principe est classique, rien d'original. S'imaginer en vie au milieu de trajectoires qui se croisent ou s'éloignent. L'une annulant parfois l'autre, un embranchement tournant au néant.
Aujourd'hui, c'est l'affaire Arachide. Raconter l'histoire n'est pas le plus important. A cette cacahouète de trop que j'ai mangé, à cette indigestion que j'ai eu, à ce pique nique au bord du canal ou je ne suis pas allé, à cette fille que je n'ai pas embrassée, à tout celà, je dois peut-être ce que je suis aujourd'hui.
Ce n'est rien, je sais. Retranscrire ses chemins de pensées ne parlent à personne. C'est ma vie dont je détricote quelque mailles.
A l'envers. A l'endroit.

30/10/04 - 13:06

Je n'ai jamais lu "Othello"

Le souvenir d'une attente. Le regard qui se perd sur les murs. Une affiche. Une phrase sur cette affiche : "La jalousie est un monstre vert qui se nourrit lui même". Quelques chose comme ça.
Ca remonte à des années. Une seule lecture fugace.
Je ne suis jamais retombé sur la formulation précise mais l'image continue à me suivre...

29/10/2004

29/10/04 - 22:28

Bonne fête les citrouilles




Lectures du soir, planchers qui craquent.
Les escaliers s'enroulent. Les miroirs s'entrouvrent.

26/10/2004

26/10/04 - 21:58

Tel quel

Vos objets, mes otages.

23/10/2004

23/10/04 - 01:17

28 jours plus tard

Lundi. Visite médicale annuelle. Examens habituels. Revenir quelques jours plus tard pour la lecture.
Comme à chaque injections, une mini récation se manifeste. Jamais assez grande, jamais assez dure que pour être significative.
Chaque année mais pas cette fois... Prise de sang et radio prescrites. Le médecin me propose la prise de sang de suite. Deux beaux flacons. Je me voit déjà tourner de l'oeil mais il n'en est rien. Pas un mot. Je pose la question. Vous avez du être en contact mais ces analyses déterminerons ce qu'i en est. Merci. Au revoir.
Je me retrouve en rue, l'ordonnance de l'examen radiologique en main. beuh.
Après quelques métres mon imagniation s'envole. Je m'imagine contaminant tout sur mon passage. Visualise la propagation sur une cartographie en expansion. Je pense à quelques films catastrophe et souri. Premier contact, première hésitation. Je me sens stupidement mal à l'aise. J'en parle. On en rit. On imagine le plan de quarantaine d'urgence. Les hommes en blanc...

L'après midi je pars sur Liège pour une réunion. En rout, je repense à mon positif de la journée. Je léve les yeux au ciel à travers la vitre. Nous sommes cinq dans une petite voiture. J'en connais approximativement deux. Je me perds dans les nuages. Les sillons laissés par les avions se fondent dans la masse. Je me revois les contempler du dessus et pars pour Copenhague.

Plus tard, l'un écrit sur un tableau blanc, les traces de mots effacés s'intercalent presque trop bien entre deux mots fraichement listés. "Un lapin". "Des yeux".

Je m'y perds.

22/10/2004

22/10/04 - 00:03

Parti sans laisser d'adresse

Là où je travaille, il y a une grande cour vieillement macadamisée faisant office de parking. Il est tout les jours relativement exploité. Un ancien batiment jouxte les nôtres. Un quartier désafecté. La cour carrée se prolonge en plus fin chemin, quelques métres. Au bout, une porte cochére de belle taille. Une boite et un lieu inutilisés depuis la désertion.
Au hasard d'une pause clope, mon regard se perd au loin. Une enveloppe blanche est glissée à moitié. Je pars soudain dans mes pensées. Un courrier perdu, une absence et un rendez-vous manqué.
Beaucoup de choses en général, me ramènent a ces sensations... en particulier.

20/10/2004

20/10/04 - 20:02

Résolution : arrêter d'effacer les quelques caractères imprimés.

Pas la peine de prendre quatres chemins, à trop réfléchir, je n'écris pas. Autant se poser devant le clavier. Prendre une bonne inspiration et essayer de taper aussi vite que je le peux. Comme pour, dans un saccadement hypnothique, me perdre en route et ignorer où j'allais.
Je double clique pour m'accompagner d' I am X mais reste dans le silence le plus total.
Ce sera pour une autre fois...

19/10/2004

19/10/04 - 20:28

No charge

Mes piles rechargeables sont toujours à plat.
Envie toujours contre carée des prises fugitives.

18/10/2004

18/10/04 - 18:45

Inconscient universel




Un B.N. au chocolat, une griffe de beurre de cacahouéte... J'ai réinventé le Snickers sans même y penser. J'en reste paf.

17/10/2004

17/10/04 - 11:06

Soirée percée.




Je me laisse emmener et trembler, de haut en bas. Vibrations et pensées aux rafales soniques défuntes. Fantasme un instant, du bout des tympans. Ces My bloody Valnetine que je ne verrais jamais. Vacarme assourdissant et résonant.
J'ai l'impression de ne plus être que la moitié de moi-même. A rester trop près de la scéne, ma partie droite semble disparue, atomisée en sourdine.
Une oreille absente et perdue en route. Serait-elle à trainer esseulée et tranchée sur le gazon fras à la merci des fourmis affamées :°) ?

Je prolonge le mal un instant...

14/10/2004

14/10/04 - 20:24

Statique électrique




Tu n'écris plus.
On ne se voit plus.
T'es jamais là.
T'y penses même pas.

11/10/2004

11/10/04 - 20:44

La poisse

Les uns après les autres, les blogs que je liste sur ma page disparaissent.
Je me sens tout con au moment de les effacer. C'était trop souvent une lecture passive. Quelques mots échangés. Plus de blog, plus de chat.
Je me sens comme une petite souris.

11/10/04 - 20:38

Aujourd'hui j'ai...

envoyé des sms
diné avec une amie
accepté de participer à un nouveau projet
envoyé un mail

Y'a des jours comme ça :-)

10/10/2004

10/10/04 - 01:26

Trois mots au plafond

Aux petites heures, il se prend un instant entre deux. Se pose et écrit. Le descriptif le tente bien.
Il se revoit tel qu'il était tout à l'heure, juste avant le déluge, entre ici et ailleurs. Une torrent à des kilométres, sous lequelle il n'était pas mais qu'il pressentait par fines gouttes.
La télévision grésille, la radio crachotte.
Les listes défilent sous ses yeux, les couleurs se succédent les unes après les autres. Il réfléchit un instant à ce qu'il retranscrit, mélange un peu trop ses mots dans son chapeau. Le sens n'a pas d'importance, pas plus que les échos.

07/10/2004

07/10/04 - 22:27

"Fais comme si j'étais en sueur. Fais comme si j'étais bien meilleur."

Pendant la pause de midi, je passe à la permanence du Théâtre pour retirer, sans grande conviction, des places réservées par téléphone il y a déjà quelques temps. Je communique le sésame. Elles sont toujours là, attendant son nom. Nous assisterons bien au concert de Miossec, ce soir.


Avec Mike, je péche Dominique au retour de sa formation à la capitale. Une mal-bouffe rapide. Une discution à trois autour d'un verre. Amaretto pour eux, Chimay bleue pour moi. On parle des mecs, des filles, du boulot, des anciens amis...
L'heure arrive, Mike pas friand du gars, se crapahute à la maison. On se retrouve à deux, pile à l'ouverture des portes. Une bonne place dénichée (concert assis oblige), on se met à râler sur les places réservées pour la presse. Ces places qui restent vides le temps d'une première partie charmante mais qui s'éclipse sans dire son nom.

Entre deux, on fait les comptes de nos années passées ensemble. Onze. On se dit qu'on a pas trop changé, on se persuade qu'on s'est plutôt améliorés même si en éternels insatisfaits on se trouve nuls et moches :-)

Miossec déboule devant un parterre bien sage. quelques années que je m'étais abstenu de venir le voir tant ses prestations me laissaient un goût amer. Parait que depuis, il va mieux, il assume davantage sa position et n'a plus besoin d'être ivre pour se présenter au public. Les premières minutes ne convainquent pas. Voix en rade, attitude déconcertante. Il en fait des caisses et cabotine avec plaisir. Je parviens à m'accrocher et lui à me transpercer. Entre saboteurs, y'a quelque chose qui doit se passer.
Dominique est aux anges. J'ai les yeux qui s'embuent à l'écoute de ses tout premiers titres. Etudiant à l'heure des découvertes. Ca ne me rajeunit pas.
La salle reste disciplinée jusqu'au dernier rappel où à la demande hurlée de trois gars, tout le monde se lève enfin et se rapproche de la scène. Les choses paraissent tout autres à portée de bras. Il nous cherche du regard, croise le fer et paraît heureux qu'on se soit enfin bougé le cul.

Retour en bagnole qui, il paraît, menace à tout moment de lâcher son moteur sur la route. Niagara se termine à la radio. Dans quelques jours, Soldout :-)

Je m'endors en revoyant par flashs la cour de récré de l'école maternelle que j'ai fréquenté. En son centre, le grand saule pleureur qui en écorchait l'asphalte. Je revois les nuances de vert et de jaune, assis sur le petit muret.
Je me demande ce qu'il est devenu, as-t-il continué à déchirer la cour ? L'ont-il abattu ?

03/10/2004

03/10/04 - 23:04

Carnet à spirales

Je me pose à cet heure. Un peu avant d'oublier. Quelques hésitations. Rempiler après coup les derniéres idées me semble toujours à la limite.

J'ai pensé à lui en l'écoutant, calquant ci et là quelques clichés retenus. A l'entendre ainsi, je le dessine accoudé au bar, ou devant un piano. Parcours insensé de l'imagination. Reprendre la parole, l'écrit, la vue et le son dans leur désordre initial et, comme par ces découpages propres aux lettres anonymes, recomposer son portrait.
J'aimerais lui renvoyer la pareille mais je me tâte encore sur le support.

J'écoute "Contradictions" de Bang Gang en me laissant dériver devant ma lampe à lave. Chaque bulle rouge sombre semble se mettre au diapason des differents instruments et sinue le long des courbes. Le rythme s'applique, le mouvement se veut langoureux et puissant. Un instant insaississable.

Un petit détour par Mulholland Drive avant de rentrer...