22/10/2004

22/10/04 - 00:03

Parti sans laisser d'adresse

Là où je travaille, il y a une grande cour vieillement macadamisée faisant office de parking. Il est tout les jours relativement exploité. Un ancien batiment jouxte les nôtres. Un quartier désafecté. La cour carrée se prolonge en plus fin chemin, quelques métres. Au bout, une porte cochére de belle taille. Une boite et un lieu inutilisés depuis la désertion.
Au hasard d'une pause clope, mon regard se perd au loin. Une enveloppe blanche est glissée à moitié. Je pars soudain dans mes pensées. Un courrier perdu, une absence et un rendez-vous manqué.
Beaucoup de choses en général, me ramènent a ces sensations... en particulier.

commentaires

22/10/04 - 00:57

Regarde le ciel.

22/10/04 - 10:24

Où vont toutes ces lettres d'amour ?
Où vont toutes ces lettres d'amour chaque jour ?
Ces lettres auxquelles on ne répond pas,
Ces lettres auxquelles on ne répond pas quelquefois
Ma lettre disait nos promenades
Des lumières dansant sur la rade
De l'époque où nous étions camarades, rien de plus
J'espère au moins que tu l'as reçue

Je ne puis pas croire que tu ne m'aies pas répondu
J'ai du me tromper d'adresse
Ma lettre trop lourde a du être mise au rebut
Et tu t'inquiètes peut-être

Où vont toutes ces lettres d'amour ?
Où vont toutes ces lettres d'amour chaque jour ?
Ces lettres auxquelles on ne répond pas,
Ces lettres auxquelles on ne répond pas quelquefois
Ma lettre disait nos découvertes
D'enfants qui croient aux îles désertes
De l'époque où rien avait changé dans ma vie
J'espère au moins que tu l'as compris.

Il y a du retard, cette grève n'en finit plus
Bien sûr, il a les télégrammes
Si tu recevais du papier bleu, qu'en dirais-tu
Que je fais toujours des drames

Où vont toutes ces lettres d'amour ?
Où vont toutes ces lettres d'amour chaque jour ?
Ces lettres auxquelles on ne répond pas,
Ces lettres auxquelles on ne répond pas quelquefois
Mais ma lettre a sur rester discrète
Si toutes les lettres s'interprètent
Mes phrases disaient mon affection, rien que ça
J'espère un jour que tu comprendras…

Ces lettres auxquelles on ne répond pas
(Marie-Paule Belle, Françoise Mallet-Joris, Michel Grisolia)

22/10/04 - 18:53

C'est le beau mystère de la vie. C'est une chance quand on parvient à saisir ce petit moment pour divaguer loin de la matérialité terrienne tout paraît alors léger). Et c'est surtout le moment source pour la création.

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