27/01/2005L'encre bleueJe rentre tard, un peu plus que d'habitude. Une lettre m'attend dans la boite, la vraie. Une encre turquoise, la mention "PERSONNEL" qui met dans l'ambiance. Elle vient d'un patelin où je ne connais personne. Du moins je le pense. Pourtant, elle m'est bien adressée, bon numéro d'immeuble, d'appartement et de boite (à lettre et postale).
Une enveloppe longue que je déchire. Une page dactylographiée que je commence à lire.
"Bonjour. Cette lettre ne pourra que vous surprendre. De par son contenu, d'une part et principalement, mais aussi parce qu'elle vous est envoyée par quelqu'un que vous ne connaissez pas."
Je pense à un tas de choses. Une chaîne de l'amitié qui promet un bonheur quelconque à condition de ne pas la rompre. Un tract de propagande politique.
Poursuivant la lecture, je constate qu'il n'est question de rien de tout ça. Cet inconnu est une femme, la compagne d’un ami. Un contact perdu depuis plusieurs années suite à nos déménagements successifs et le caractère erratique de nos échanges. Elle me parle de lui, ranime quelques souvenirs pour m’apprendre prestement qu’il n’est plus. Je frissonne et marque une pause, recommence, sans savoir pourquoi, la lettre à son début. J’ai du mal lire.
Je bute sur le même passage, à nouveau. Celui dont on me reparle n’existe plus. Il serait devenu une autre personne…
La suite, que je garderais pour moi, est tout autant déroutante. En bas, une signature et les points de contact manuscrits : adresse, téléphone, email.
Je choisis la troisième option. Je pense à une blague. Tout cela lui ressemble bien mais pas tout. Pas le principal sujet. Je ne veux pas tomber dans le panneau mais, dans le même temps, je refuse de prendre le risque de poser la question de la plaisanterie.
Un premier mail, donc, de joie sincère et de négation discrète de mon doute. Une parenthèse absente, silencieuse.
Quelques lignes à l’allure empressées mais secrètement réfléchies.
Je verrai bien.
25/01/2005aboutblankLe froid me rend gris.
Par la fenêtre, je pense à lui en repensant à elle.
Plusieurs mois.
J'avais oublier de le mettre au pluriel. Des erreurs d'inattention qui me font toujours sourire.
Différents Moi.
Impulsivement, je regarde en arrière.
Un peu trop souvent.
Et constate toutes ces lettres que j'ai pu égarer.
Des "S", des "T"... 24/01/2005Et d'ici,je pense à vous tout bas.
Passez au delà de mon absence.
Ici, il à neigé cette nuit 21/01/2005J'en peux plus.Je voulais écrire un post, quelque chose de bien précis. Un sujet en particulier.
Depuis plusieurs jours, la télévision diffuse une publicité en boucle aux rares moments ou je la regarde. Je peux trouver un écho dans tout ou du moins dans de nombreuses choses. Une situation, un bruit, un mot... quel qu’en soit la forme ou le support, mais c’est une autre histoire.
Depuis quelques jours, donc, je me vois confronté malgré moi à des choses auxquelles je ne voudrais plus prêter d’attention. A travers la promotion d’un nouveau produit surgelé, je suis soumis au souvenir. Rien de grave, un boulet mineur. Une petite spirale en petites dents de petite scie.
A l’époque, lire le nom de la boite où je travaillait sur un paquet de café bon marché ou sur la façade d’un snack en Allemagne me faisait sourire. Depuis que ce qui était mon premier job s’est vu expédié par un mauvais coup du sort, j’en ris moins.
J’en parle beaucoup autour de moi. Une amie finit par me dire que je devrais peut-être en manger… pour le digérer.
Un acte symbolique en quelque sorte.
19/01/2005La nuit
Brève discussion le soir avec Arnaud qui me lance que j’imprime toujours des :°) même après des mots comme « la mort ». Je ne vois plus trop ce à quoi il fait référence mais l’idée me plait. J’aime ces idées, ces petites phrases au souvenir approximatif que je dévie légèrement : je souris même après la mort, j’aime de toi ce que je ne connais pas… Des petites choses qui resteront, sorties de la toile. Comme ce bootleg improbable où l’on fait s’enlacer Brigitte et Marc : « I wanna be à la radio, Comme un 20th century boy… »
J’étais au lit, couché, lui dans les bras. Je repensais à la chanson. La chanson sans titre écrite avec François, aux premières réactions de mes proches à son écoute. Trois minutes trente six.
De fil en aiguilles, mais comme toujours il m’est difficile de retracer l’enchaînement des idées, je pense à ma disparition. Moi qui ai toujours eu la crainte de la vieillesse et de sa prétendue solitude, je pense fulgurance, rupture d’anévrisme, mort subite… Ca me semble être la première fois.
De sombres idées me passent en tête, bouffées de chaleur et petites angoisses nocturnes.
Je me lève et vais couper les radiateurs. Debout dans la pénombre de la cuisine, je bois du lait à la bouteille, mange trois biscuits et retourne me coucher.
Ce soir, on se parle de notre nuit. Je lui dis que j’ai eu du mal à m’endormir, je lui raconte un peu. On se demande à quel point, corps contre corps, le rythme des battements de cœur, des respirations et ce qu’il sous entend résonne en l’autre.
17/01/2005Envie créée artificiellement
Je commence à partager.Mes émotions et mes mots.
16/01/2005Dimanche matinHier, je regarde le (où la) M6 Boutique. Un jeu presque hypnotique. Des comédiens, aux prises avec des objets qu'ils semblent voir pour la première fois. Imperceptiblement, où presque, leur exaspération est palpable. Ils ne se supportent pas. C’est ce que je m'imagine. Celle-là, essaie de choper la place de l'autre, elle a peut-être couché pour l'avoir. Celui-là en rêverait.
Je trace de mini relations de l'un à l'autre. Des relations chaotiques et tendues.
Je cherche sur le net de quoi faire un joli montage. Je ne trouve rien. N'est pas Arnie qui veut :)
Hier, je pensais au voyage à Copenhague, souhaitant y retourner quelques jours. Je parcours le site d'un bar fréquenté. Tout semble différent. Cela remonte pourtant à quelques mois.
Hier, je prépare une sauce bolognaise avec un poivron, un oignon, une échalote, la viande hachée, les tomates... C'est un des plats que je préfère préparer. Une grande quantité, de quoi en garder au congélateur. Créer, consommer, conserver. Perpétrer. La transmission au stade culinaire.
Cette nuit je rêve d'un départ improvisé, secret. En quelques heures, je me retrouve en Russie. Je n'y avais jamais mis les pieds. Au réveil, je me trouve le visage tiré. Je me pose un masque au concombre et regarde ma tasse de café en attendant qu'il sèche.
15/01/2005Question gratuite aux gens qui s'y connaissent.J'ai vu dans quelques blogs, la liste des mots tapés dans les moteur de recherche qui ont amené à la page du dit blog. Alors ma question est : Comment on fait ??
Mici :°)
Un discussion longtemps attendue, mûrement préparée.
Quand il est arrivé, je savais tout ce qu’il avait à me dire. Chaque mot qu’il allait prononcer, je le lui avait écrit et scénarisé ainsi notre dialogue.
10/01/200509/01/2005Les vieux écrivent-ils des textos ?Pendant le chemin du retour, à la place du passager comme d’habitude, je pense à une foule de choses. Je rassemble les micro-événements de ces derniers jours et me dit que j’ai vraiment de quoi en faire de beaux petits posts. La question de la méthode, toujours se pose. Tirets, texte suivi ou à tiroirs. Je ne sais pas encore.
Je trace et me remémore les discussions avec François et Arno. J’ai passé une partie de la journée d’hier sur GA à jouer au semeur de commentaire. Un petit jeu auquel je me prends vite et m’amuse. Je me sens un peu mieux ici, plus consistant. Ces dernières conversations voyaient, avec différentes personnes, des questions récurrentes se former sur les contacts établis sur le net. Tous ceux dont on parle, que l’on inclut parfois dans sa petite sphère privée. Des ici et là-bas. Celui dont on est sûr que l’on rencontrera, ce n’est presque plus possible autrement. On sourit et s’étourdit à imaginer ces longues distances. On se demande ce que de tout cela il restera et l’on voit les blogs s’effacer parfois. Si présent, si absent. Encore.
Cet après-midi, je retrouve mes amis. Ceux avec lesquelles j’ai fait mes études supérieures. Je pourrais dire « celles ». Il n’y a que des filles, des femmes, leurs maris et leurs enfants. Un jardin. Je m’y sens bien, loin de toute nostalgie.
Mon père passe nous rendre visite ce matin. Un vieux gsm à la main. Il l’a reçu des mains du fils d’une morte. Au petit matin, ça me surprend un peu. Je m’imagine des histoires. Elle ne lui aura par contre pas légué le mode d’emploi du téléphone. C’est bien connu, tout ce qui est technologiquement situé plus où moins après la venue du magnétoscope ne se plie qu’aux demandes de la génération d’après. J’encode les numéros, délivre les options et les lui explique. Je repense en même temps à cette femme et tremble à l’idée de trouver un de ses derniers textos reçus. De peur et d’envie.
En rentrant, je cherche une musique entendue dans un court métrage gay vu il y a quelques jours : « Je vois déjà le titre ». Dans une scène le personnage principal se travesti en Liza Minelli, du moins je crois. J’aurais dû regarder le générique jusqu’à terme. Je cherche en vain pour me plonger finalement dans la bande originale de cabaret. Elle chantait « This is my life ». Je vous dirais.
En voyant la taille du texte, je souris en pensant que j’en lis rarement d’aussi longs :°)
08/01/2005Le snoop est un saloIl fait rien qu'à me raconter que des gens meurent dans le prochain miyazaki ! HoH :°)
faites attention, vous avez un sac sur la tête. J'avais oublié de vous dire
Cette année personne n'a avalé... "Indélébile sur la plupart des surfaces"
Un ilôt d'hésitations
Un espace-temps à bâtons rompus. Balayage en règle et à la pièce de souvenirs que l'on se rend communs. Les images se révèlent les unes aux autres, se répondent. On débrouille les pistes, on tend quelques clefs, des instants d'année. Untel, celui-là et puis l'autre.
Quelques phrases enchaînées pour résumer une soirée. Claustrophobie des mots pour un instant pourtant ouvert. Ambivalence de la démarche où l’on parle de soi, de son intimité mais en y mettant le plus codes toujours et encore. De faux panneaux de signalisation. Des dangers exprimés. Des cartes détournées. « Je suis là et bien là mais ne me trouvez pas ».
La chose est typique. Loin de tout, mes mots sont simples et direct. Plus leur expression s’approche, plus ils se transforment. Pas question pourtant de se trafiquer, de se jouer mais plutôt de se raconter.
Et puis parfois, ça fonctionne. Les imaginaires se percutent.
La question parfois se pose.Combien de temps le blog va t il tourner ? En combien de temps cette gentille lubie palira en micro-ondes ? Copier/coller/worder. Garder la trace, toujours, d'un temps qui passe, encore.
Tout ne rentre pas dans l'order pourtant. Tant de chose qui ne se déplacent pas. De tout ça, que restera-t-il ? 07/01/200506/01/2005J'aime les ienchs
Je cherchais une image de petit bonbon en forme de chien pour l'autre avec sa manique de cuisine qui se fait un air de loubard. Un truc tout doux, tout rond en gomme. Je n'ai trouvé que ceci... :°) Question.
Qui sera la reine aujourd'hui ? :°)
05/01/2005Les yeux de ma mère - ArnoMa mère elle a quelque chose
Quelque chose dangereuse
Quelque chose d'une allumeuse
Quelque chose d'une emmerdeuse
Elle a des yeux qui tuent
Mais j'aime ses mains sur mon corps
J'aime l'odeur au-dessous de ses bras
Oui je suis comme ça
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Ma mère elle m'écoute toujours
Quand je suis dans la merde
Elle sait quand je suis con et faible
Et quand je suis bourré comme une baleine
C'est elle qui sait que mes pieds puent
C'est elle qui sait comment j'suis nu
Mais quand je suis malade
Elle est la reine du suppositoire
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
L'amour je trouve ça toujours
Dans les yeux de ma mère
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Ma mère a quelque chose
Quelque chose dangereuse
Quelque chose d'une allumeuse
Quelque chose d'une emmerdeuse
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère
Il y a toujours une lumière
Dans les yeux de ma mère.
04/01/2005Ma résolution.
Aujourd'hui, j'ai décidé. J'ai décidé de ne plus douter. De moi et des autres. J'arrête de penser que la vie ça doit être "Friends" à tout les étages. Je ne suis ni seul ni solitaire, je suis aimable et aimant. Je suis un tas de choses et plus encore...
Je ne suis pas un échec professionnel et encore moins relationnel. Je ne suis pas un cul-de-sac biologique.
Je rêve. Je vis. J'existe.
03/01/2005GrumfMa cube est en panne, l'année commence mal :-/  |