29/03/2005Ce matinJe vous écrit alors que je devrais être en route pour le travail.
Je viens effacer mes photos.
J'ai un projet d'écriture qui mijote concernant mes anciennes chambres.
Ne leur dites pas qu'au lieu de leur écrire, je viens me perdre ici. 25/03/2005EchoJe sors de la douche, me précipitant vers le clavier. Je compte sur la précipitation pour, une fois au moins, retenir quelque chose de tout ça. Le temps de changer de pièce, les miennes s’embrouillent et se mélangent. En organisant sous la douche mes actions futures, je les voient presque en petites cases s’accumulant en une suite en haut de l’écran. Combien d’actions au maximum peut-on déjà programmer pour un sims ?
Je scrute les quelques cheveux blancs, mes sourcils aux poils aux longueurs parfois inégales. J e retourne me raser, écouteurs dans les oreilles. Le droit a perdu son mousse. Le son fluctue en fonction de la position de mes maxillaires. Je prends le soin de faire passer le fil par l’arrière. Gel bleu dans les mains, mousse blanche quelques instants d’après. L’étaler, en évitant le fil. Robots in disguise – Boys est le premier morceau. J’ai pris le temps, ils seront trois à se succéder.
La barbe blanche et mousseuse, les premiers coups de rasoir qui se dessinent, comme des chemins déblayés dans un champ enneigé. La musique m’entraîne, la géométrie me rend beau. Les cheveux ébouriffés, relevés, l’éclairage. Je pense à un tas de choses encore. Changement. Slowdive – Alisson. Retour à une discussion la veille. Si jamais on te demande un jour à un jeu télévisé, quel disque j’emporterais sur une île déserte, c’est celui là. Souvlaki. Un vieux t-shirt troué aux coudes, aux manches, au col, sur l’un des flancs, aussi peut-être. Si peu mettable. 139.
Quand je suis ivre - Pauline Croze. Je quitte la salle de bain.
Exit - Dominique A
MachineLe ménage. Aujourd'hui, encore. Sur l'itinéraire qui méne de la chambre au café et du café au clavier, mon regard balaie la zone. J'essaie d'organiser les choses au mieux. Le rangement, la poussière, le coup de serpillère... Les idées-actions s'enchainent, s'enfilent avec une exhaustivité inquiétante. Au dedans, au dehors.
Je sirote mon café crème en écoutant Livonia d' His Name Is Alive, 1990. 22/03/2005Drama queen
Aujourd’hui, j’ai fait l’effort. L’effort d’écrire, loin du clavier, comme à l’ancienne. Un bic, une feuille, de l’encre. J’ai essayé de remonter les jours comme on remet à l’heure sa montre à aiguilles lors du passage de l’heure d’hiver à celle d’été. Tic-tac, scritch-scratch.
Je suis maintenant là, avec mes petits bouts de papier pas encore dépliés. Petites pauses de fumée. Des phrases-idées prises à la volée, des choses plus ou moins légères auxquelles je pense donner du poids en les couchant. Des récits datés, des gribouillis.
Quand je me rends sensible à certaines choses anodines, c’est finalement les poids lourds que je me prends au tournant de la page.
Je ne parviens pas à faire de ce blog ce que j’avais imaginé. Ce n’est pas une fenêtre à création, ma bulle à expression. En parcourant ceux des autres, je lis une expression qui me fait sourire : « Drama queen » . Si je ne suis la reine de rien, même pas des kékés, je ne laisse pas ma part au chat question drame.
21/03/2005Ne leur dites pas
- que j'ai égaré mon ticket de la foire aux idées
- que je veux désosser mes mots
- que je suis parti
- que je n'ai peut-être jamais été là 19/03/2005Near Death Exp.
Il est des choses qui prennent leur sens, au moment où on les mentalise de loin. Le générique de mes obsessions se déroule sous mes yeux. Je le regarde distraitement, trop souvent.
Ce matin, les évidences éclatent. J’écris pour voir que j’ai vécu. Je trace pour en laisser. Le temps, le silence, le blanc.
Mes absences sont des disparitions. Vos commentaires, des souvenirs. Comme un spectre, j'agite mes chaînes et me tait, scrutant combien de temps je persiste dans le vide.
Je vous le dit tant que je le peux encore.
Je ne suis pas mort.
14/03/200512/03/2005Scénario de vieCafé du matin. Grisé du post absent.
Depuis plusieurs jours, je pense, par moments, que ma vie est drôlement scénarisée. Les indices éparpillés me dévoilent chacun une histoire que je prends en cours. A moins que ce soit moi qui m’en raconte. Les unes au bout des autres elles me construisent une identité.
Ecrire réveille ma conscience et la panne entretien mon obsession du temps qui passe. Alors, l’attention redoublée, je me sens assaillit de toute part. Je prends notes de tout et de rien.
(…)
Lundi 07/03/05
- J’ai vu la photo de mon ami réapparu dans le journal. Mes doutes n’ont plus lieu d’être, c’est lui que j’ai laissé. C’est elle qu’il me revient.
- En parcourant distraitement la nécrologie, je tombe sur l’avis de décès d’un quasi parfait inconnu que j’ai eu fortuitement au bout du fil le jour de sa disparition. Quelques heures avant sa mort probablement.
Mardi 08/03/05
- J’essaie de m’imaginer, si j’étais une jeune femme, ce que j’aimerais recevoir de la part d’un ami avec lequel j’ai connu quelques « tensions » récemment, pour mes 30 ans.
- Ce matin sur la route, je pense à provoquer des accidents, percuter les carcasses et fracasser les passants. Heureusement, je ne suis que passager.
- Je parle de mon « somnambulisme » avec mes collègues.
(…)
08/03/2005Absurditédelavie.comJe connais la machine, ses mécanismes. Celle qui veut tous nous bouffer.
Je sais ce qu'elle veut, ce qu'elle peut faire de nous et comment. Comme ce que l'on attend de nous. Humeur sombre et nerveuse d'angoisse.
"Vais-je mourir avec un patrimoine plein d'avenir...?".
07/03/2005Sans suite.Comme annoncé, le cahier précédent est arrivé à son terme. Ses pages blanches servent à présent de grattoirs à mots. Ils se mélangeront bientôt aux quelques notes confines aux dernières pages. Ces choses prises au vol. Une ligne, un son. Une image pour les grands jours. Petit cahier à notes de brouillons. Des carrés blancs à imagination
(…) Renverse moi en arrière. Et plante-toi en moi. Je n’en démordrai pas. Des tempêtes dans un verre d’eau. J’en ai connu des vents pires./15h21.56h42.3h18.7h30-12h00.12h45-15h51/ (écrit à l’envers) Je ne suis pas celui qui vit dans ma tête. / 1 juin/ Tujiko Noriko. Make me hard. From Tokyo to Naiagara. Machi No Kakera/Cass Mc Combs/Dans le bureau, derrière le miroir. De l’autre côté. Il y a des fiches et des tiroirs. Des portes clefs./Ed Harcourt – The storm is coming/City sonics 2004/ Florent Marchet/ Giant Sand- is all over ... the map./Mazzy Star – Ride on it./Client – Pornography./ Stina Nordenstam – the world is saved./ Septembre collective./ Twinset Sunny. / Fernando Saunders. / Ad vitam Aeternam. / Piercing 12,19,26/04/05./ La neige s’est mise à tomber. A 9 heures comme si elle commençai sa journée. / Programme moi à basse température. / 100 âmes. / Insomnies. / Isaac le pirate. / Requiem. / Rajouter 2h chq sem. Sur l’heure de midi. / Dans ma bouche du modélisme. Difficile d’ignorer ce regard posé sur le mien. La bouche en parterre de roses. Ses cheveux par le ventilo de sa fraise volent au vent. Yeux dans les yeux, c’est presque merveilleux. Il m’éponge, me ouate, me sculpte, me lime, me fraise. Mes composites et moi. Aspirateur à salive. / Boute moi le feu aux poudres. Met moi dehors par temps de foudre. Un incendie non négligé. Fais moi partir en fumée. / (…)
06/03/200505/03/2005
Il est de ces idées qui, une fois contemplées, ne peuvent plus qu'être déclinées.. 03/03/200501/03/2005En constructionParticipé à une formation aujourd'hui sur les adolescents, la pratiques des conduites à risques, piercing, scarification et tout ça. Au fur et à mesure des interventions, je me rend compte que les participantes (des femmes uniquemment, comme souvent) le sont plus à titre personnel que professionnelles. Elles viennent quérir ici les clefs de la compréhension de leur grands enfants.
Perdu au milieu des mères, je me sens largué. Cette fois il n'y en avait pas29  |