30/04/2005

26/04/2005

26/04/05 - 23:37

Sakura



- En entrant par l'arrière du parking, je marche sur un tapis de pétales de cerisiers du Japon. Je me dis que c'est beau tout ce rose que je fini par piétiner. Arrivé à la porte du bureau, tout se transforme en merdasse dans le creux de mes semelles comme les flocons de neige qui finissent bouillasse grise.
- J'envoie un texto à Laurence. Elle me répond être en train d'écouter "De la neige en été" de Diabologum sur une cassette que je lui avait enregistrée il y a quelques années. Avant qu'on ne se soit perdus puis retrouvés.
Elle me demande, comme elle, de revenir.
- Je prévois de lui suggérer à son retour d'inverser le processus. Que ce soit lui qui se livre nu et moi qui l'habille.
- Je regarde une émission consacrée au sommeil sur Arte.Des caméras infra-rouges filment des images vertes crasseuses de grands "troublés dans leur sommeil". Mes réveils-fringales-nocturnes-à-heure-fixe perdent tout mysticisme.
Je dormirai peut-être bien ce soir.
- Dans ma grande quête de la conservation du moi, je me laisse tenter par un programme aspirateur de site. M'emmelant les pieds dans le circuit c'est bientôt les murs et les chambranles qu'il absorbe, des liens à n'en plus gaver.

25/04/2005

24/04/2005

24/04/05 - 22:05

De fil en aiguille

Sans passer par la case reprise (même si j'aime ça)
Song to the siren

24/04/05 - 21:53

Et soudain, j'ai peur...


:°)

24/04/05 - 21:43

Au jour

Les toilettes étaient bouchées.
J'ai imaginé des coups de ciseaux à des kilomètres d'ici.
J'ai écouté sa radio quelques heures avant celle du crime.
J'aurais aimé en faire autant.
Dans le bain, je repense à cette histoire de vampire qu'il aimerait que je lui écrive
La pluie est tombée.
Herman va bien. Il à deux jours, pèse 45 kilos...

24/04/05 - 18:42

Numérologie

100 Percent
40 Days
5 Years
50 minutes

23/04/2005

23/04/05 - 15:27

Redonner du sens à sa vie



22/04/2005

22/04/05 - 23:10

Radeau de la méduse



22/04/05 - 22:46

Méfiez vous des contrefaçons



22/04/05 - 20:50

Rappel

Au creux d’un petit zoo de plastique.
Le brouillard au dessus des villes
Rends ton image étrangement floue
Une éclipse d’ampoule au croissant rouge
Rapproche toi un peu plus près,
tant que je ne te regarde pas
C’est le ciel qui s’amoncelle
De l’autre coté de la fenêtre, recouvrant les toits.
A la lueur d’une intime vie rêvée entre verre sale et câble à charger
Ce n’est pas moi qui pleure mais l’océan qui sur l’hublot vient se caresser
Le contre-jour dans les feuilles de lierre sur la terrasse
Le schlumbergera penche sur le piano, recouvre les mains glissant sous lui.
Tout est si petit, porté à bout de doigt.
Etale la craie sur le tableau sombre
Il est bientôt l’heure de jouer
De te cacher sous la table dressée pour le déjeuner
Les yeux ouverts à fixer le temps
Le coton file sous moi comme l’émail d’une tasse ancienne
(...)

22/04/05 - 11:55

J'ai la tête ailleurs. Trop dormi au milieu des petits bruits.
Pendant que le chaos danse, je me prépare un café crème.
Alors qu'il descend, le téléphone sonne.
Il est déjà onze heure.

18/04/2005

18/04/05 - 10:30

A demi

Lever seul, le lundi parfois. Mal au ventre, j’ai encore dévoré cette nuit. Dans une demi-heure, je devrais être au travail. Repassage sommaire et expédié d’un pantalon pendant que le percolateur accompli son office. En sortant de la douche, je décide qu’aujourd’hui je cache au monde que je n’y vois rien et pose mes lentilles de camouflage. J’emporte mon cahier agenda que j’ai laissé seul depuis plusieurs jours, faute de rendez-vous à y inscrire. Cahier de toute façon trop exigu quand l’envie d’écrire me revient.
Je sors la poubelle, la benne est pleine, encore. Demi-tour pour déposer le sac dans l’évier de la cuisine, jusqu’à ce soir.

Dehors il pleut. Je me glisse dans un cocon d’électro mélancolie. Bruits sourds et répercussions vibrantes, petites paroles d’apparence anodine. Fœtus-style. J’aime ces choses qui semblent n’être presque rien. Toujours partagé entre le sen de la gravité des mots et la
légèreté synthétique et rassurante. L’assurance qu’après ce beat, en vient un autre, identique.

Arrivé sur la place, le bus quitte son arrêt et me file sous le nez. J’arrive souvent en retard d’une poignée de seconde, d’une demi-minute. A chaque fois, le même mécanisme se déroule pour remonter la pente du temps et gommer les moments imprécis et désorganisés. Je recense les îlots inutiles qui par leur absence changerait la surface de mon eau

L’indicateur au panneau solaire affiche dix minutes d’attente. Je reste plongé sous l’abri. J’ai bien le temps de partir à nouveau et commence à dresser des listes.
Des jumelles arrivent, bras dessus bras dessous, sans mots dire. Du coin de l’œil, j’observe quelques gestes suivis de hochements de tête. Je me les imagine muettes et étends cette vue à chaque "patient". Je pense à « La pieuvre » de « la cité des enfants perdus » et sourit. L’une d’elles me bouscule doucement et s’excuse d’une mimique gênée.

Le bus arrive. Un euro vingt. Transporté sans bouger, entre parenthèses. Arrivé à la gare, je suis en retard. Je remonte la pente et longe le square puis la cathédrale sans trop y penser, sans trop les voir. Téléguidage. Je presse le pas tandis que la douleur me monte aux mollets.
Je passe par l’arrière et arrive dans la pièce vide. Je me sers un café noir, y jette un sucre et remue, faute de cuillère, du bout du doigt le liquide brûlant.
Un mot m’est laissé sur la table : « I. est souffrante. J’ai une réunion à 9h00 avec H. Bon début de journée. M. »

15/04/2005

15/04/05 - 21:02

Minicompil à usage réduit


A appliquer localement aux endroits nécessitant des soins.

14/04/2005

12/04/2005

11/04/2005

10/04/2005

10/04/05 - 12:56

Forum me

Vos poils, vous en faites quoi ?

10/04/05 - 12:54



"Life in plastic, it's fantastic
You can brush my hair, undress me everywhere
Imagination, life is your creation"

07/04/2005

07/04/05 - 19:18

Des miniatures sur épingle.

Je téléphone ce matin à Dominique. Echange de question traditionnel, l'un sur l'état de l'autre. Le ciel, la veille était noire. Le ciel de mes pensées. Prises de tête en cascade, l’une entraînant l’autre. Un fil barbelé et barbant. Il y a du monde dans son bureau. On se fixe rendez-vous en fin d’après midi. Une Leffe pour elle, une Chimay bleue pour moi. Je lui déballe mes réflexions. Décalées, elles perdent de leur sens et c’est une bonne chose. Entre deux, je lui parle de mon blog et réduit sa présence à lui seul hors de toute sphère gayattitudienne.
Nouvelle propention à me déterrer et à me placer des pierres sur lesquelles buter où comment je condamne un espace de création à un domaine d’insatisfaction. Je lui explique comment je me contraint à une régularité journalière que je ne parviens pas à suivre plus deux jours de suite. Comment j’en viens à me dire que de mes journées, il n’y à parfois même pas une ligne à tirer. Elle me suggère le « Rien de neuf aujourd’hui ». Je souris. Elle me suggère de lâcher un peu l’affaire, quelques temps.

Replacer mes priorités là où elles se trouvent pour de vrai.

Tombstone
I'll be a prince

06/04/2005

06/04/05 - 23:23

There is

Je reçois des nouvelles de Laurence. Etrangement, nos repères temporels discordent. Les indices sont pourtant sûrs. On tente de retrouver le moment où l’on s’est laissés. Elle me reparle précisément de micro événements, quelques anciens mots griffonnés sur papier. A me lire, ainsi à travers le temps et sa mémoire, mon obscurité se dissipe un peu.

06/04/05 - 20:42

End of the century, boy

- Troublé par la photo de Gérard Lanvin, mâle, viril, veste en peau ouverte sur torse nu.
- Vous faites quoi et comment de vos poils ?
- « Too drunk to fuck »
- Les gens méchants serrent les dents
- Dialogue-monologue chez le coiffeur, j’acquiesce, annone, choisissant l’ignorance à la discussion. Une tierce personne arrive, je m’enlise dans le mutisme et contemple les affiches de Michel Onfray. Ses universités populaires me passent au dessus. Je ne vois que ce regard posé trois fois tandis que mes cheveux s’accumulent sur le drap tendu entre mes jambes en un gigantesque pubis. J’en sors le corps couvert d’angoisses, la peau, fine de plastique
- Je clôt la journée les mâchoires serrées, m’imaginant gravir le poteau et en saisir un câble. Coup de jus magnifique.

05/04/2005

05/04/05 - 10:01

Living in a schizophrenic videogame.

Mes identités sont multiples.
J’ai sauvé des mondes, tué des gens, aspiré leur sang.
J’ai élevé des animaux, pris des fantômes sur pellicule, remonté le temps
J’ai parcouru la Chine et l’Europe, relié des continents volants, parcouru les océans.
J’ai eu des compagnons, partagé leurs questions sur le sens de leur vie. Les ai vu grandir, les ai aimés pour parfois les voir s’éteindre entre mes bras.
Mes poches sont pleines de potions, de rubis et de cartes
Mes mémoires sont pleines de ces heures mais refusent de se relier dans une seule continuité.

Plus le temps passe moins je mène mes vies à termes et plus je les multiplies en parallèle.

03/04/2005

03/04/05 - 13:05

Mise à jour 19/03/05


Maria

03/04/05 - 11:51

Low - Monkey
Sébastien schuller - Whiplash and gun
Pauline Croze - Dans la chaleur des nuits de pleine lune
Neulander - Flying
Robots in disguise : Boys
Tori Amos feat Damian Rice - The power of orange knickers
Feist - When I was a young girl
Le Tigre - Fake french
Francoiz Breut - Ciudad del mar
Emiliana Torrini - Nothings brings me down
Anthony and the johnsons - Spiralling
Camille - Baby Carni bird
Client - Radio
Vive la fête - Quand tu viendras
Filles perdues, cheveux gras - Le bonheur