31/05/2005C’est souvent aux mêmes endroits
Que j’ai envie de penser à toi
Dans le creux de mon petit désert
La nuit, caché, sous les réverbères
Regarde en coin
Dans l’angle mort
Tout c’qu’on dépasse
Ou qu’on oublie
Doublons les disparus
Mettons la distance
30/05/2005Habillé pour l'hiver
Horoscope du jour :
"Votre légendaire réserve s'envolera. Mefiez-vous car vous pourriez connaître quelques désagrements si vous vous lancez tête baissée dans certaines équipées.
Heureusement, Vénus viendra adoucir vos humeurs bellicistes."
Bref, J'vous emmerde.
29/05/2005Info (pomme et banane)
J'ai un ami qui, en rangeant sa chambre, a retrouvé plus de quarantes préservatifs :'O De belles batailles de ballons d'eau en perspectives...
La piscine est un cadre videUn homme appelle, hurle à la mort
Il crie qu’il se noie mais bouge encore
Tout en haut, au bord du plongeoir
A demi nu, en boxer noir
Noir au-dedans
Noir au dehors
28/05/200526/05/2005Le discours de la méthodeLes prés sont des champs de méduses
Je répéte.
Les prés sont des champs de méduses.
Deux fois. Collage c'est camouflage
Yeo23/05/2005Après-midi samedi
Le dog et _moi Me and the fucking mirror of myself
In the morning, je me feel parfois un peu aside. 19/05/2005Moi JeQuand il parle de lui, je pense souvent à moi.
Je dis oui, non, peut-être oui.
De mes doigts, c'est bien moi qui parle, à la fois couvert et mis à nu.
De ma bouche, en silence et géne, c'est moi que je tue.
Ne m'en veux pas si je ne suis pas vraiment là.
Tu sais qu'au fond, ce sera moi. 18/05/2005Ceci n'est pas une tartine au KiriPlusieurs jours que je n’ai rien écrit ici. J’ai envie d’un texte à plat et dresse une courte liste de ce que je pourrais y mettre : lentilles, oreilles, concerts, brigitte parapluie, Arnaud, Cyril, Snoop, François, à plat, Cameron Jackson, boulot, poissons, herbe noire, sommeil, entretien 20’, riz, loterie.
Toujours à distance et en différé, j’ouvre la page blanche et commence au hasard. Alors que j’essaie quelque chose de simple, j’ai rapidement mal à la tête. Je déplace les mots, parfois les effacent. J’hésite entre accorder un paragraphe à chaque chose où tout enfiler à la suite. La structure blanche ou l’éclatement.
Jeudi 12 - Rien. Vendredi 13 - Je tente ma chance à la loterie. Zéro gain.
I am X joue à quelques pas d’ici. La salle ressemble à un bâtiment désaffecté. Les disques du DJ sautent régulièrement. Le son est pourri et je rentre les oreilles embourdonnées. Samedi 14 - Vive la fête, Human League, Soldout. Dimanche 15 - Arcade Fire, Final Fantasy
Mes lentilles jetables arrivent à termes. Je m’imagine les enlever du bout des doigts, négligemment, et les jeter au loin comme dans la scène de je ne sais plus quel film d’agent secret.
Je cherche des photos de Cameron Jackson, pornstar blondinet versatile rasé court maté il y a peu. La plupart des liens me renvoient à Cameron Diaz et Janet Jackson.
François m’avait demandé une histoire de vampire. Je ne réuni que quelques malheureuses phrases courtes, des idées, le plus souvent des mots découpés, des expressions retournées (A la chance d’une seconde, nos pouls/nos poulpes s’embrasseront, la peau fine de plastique, je tâcherais de rentrer dans l’étang…).
Pendant le concert d’Arcade Fire, j’imagine d’autres choses. Ecrire en partant de mon adresse, incomplète. J’aime sa succession de chiffres, tel un code de coffre fort : numéro quarante, appartement trois, boite sept.
Depuis les quelques jours où l’herbe fait défaut, je dors mieux et ne me lève plus pour manger. Je rêve que j’en retrouve un paquet oublié dans un tiroir. Des cristaux noirs et brillants. Entre verre et charbon que je m’abstiens d’utiliser.
Arnaud ne sera pas là. Je ne sais plus si j’avais donné une réponse quant à ma présence. J’ai du dans le doute me réserver. Je ne me sens pas les épaules assez larges pour y aller sans lui. Il me reste à l’annoncer à Snoop, je ne sais pas encore de quelle façon ni comment je vais le lui expliquer.
Cyril, mon ami de Rennes, qui lors de sa dernière visite s’était offert un citronnier, m’envoie des photos de son chien. Je lui demande si c’est un golden, comme les pommes. Je sais, c’est nul.
Cette nuit, je rêve de Brigitte. Il pleut. Une voiture doit nous emmener je ne sais où. Il n’y à pas assez de place pour nous deux. Elle préfère rester là, sous son grand parapluie, alors je reste aussi.
14/05/2005Razor back in Eraser Head12/05/2005Antony Je devais rencontrer sous la rotonde celui qu’il y a quelques mois à peine je ne connaissais pas. Une amie m’avait parlé d’un être fabuleux, découvert au hasard de la première partie de Coco Rosie.
« Tu devrais aimer » m’avait-elle dit. Elle avait vu juste, une fois encore. J’ai aimé ce colosse à la voix d’argile et au cœur de cristal. Le mystère qui l’enveloppait ou dans lequel je fantasmait de le plonger faisait écho à des retrouvailles inattendues.
Une synchronisation troublante.
Aujourd’hui, les prétendants sont nombreux et c’est dans l’orangerie que le rendez-vous est reporté. Une foule immense face à l’intimité de mon écoute. Un nombre qui surprend mais qui réchauffe. Pendant les quelques minutes d’attente, j’apprends qu’il ne surgit pas de nulle part comme je l’avais cru mais est un ancien membre de Current 93.
Deux personnes derrière moi trouvent l’ambiance tendue.
Sur scène, devant un rideau éclairé d’une lumière spectrale, les quelques instruments se font prendre en main puis Antony s’installe. Durant une bonne partie du concert, je ne verrai qu’un visage tranché à l’horizontale par le couvercle à peine soulevé de son piano. Une bouche qui se tord et se mange, un menton qui tremble. Ces quelques parcelles suffisent amplement à me décoller du sol tant l’émotion est palpable. Je découvre plus que je ne reconnais et chavire à de multiples reprises. Un peu plus tard, son instrument écartelé, c’est dans la verticale que son visage me sera dédoublé, fragmenté dans un sens puis dans l’autre.
Rarement des cicatrices auront été aussi belles.
Be my husband
09/05/2005:°) (2)Aujourd'hui, je ne me limite plus à parcourir les quelques commentaires sur mes derniers posts, j'y réponds.
Inévitablement, je clôture chaque petit mot par un smiley. 07/05/20051, 2, 3Il y a quelques années, j’avais acheté plus qu’au rabais un lot de trois tamagotchis. Lors d’uns soirée d’adoption, nous avons provoqué trois naissances simultanées en nous lançant le concours de celui qui irait le plus loin. Je n’avais pas gagné.
Il y a quelques jours, je retrouve ce jouet au temps figé par une minuscule langue de plastique. Ni une ni deux, je l’enlève de là et fait gigoter l’œuf à nouveau.
Mon premier a vécu six jours malgré une attention que je pensais de tous les instants. Il s’est éteint lors d’uns soirée organisée par un rotary club de seconde zone en plein concerto de musique baroque.
Le second, convoqué à peine le souffle du précédent éteint, essuie toutes mes déceptions passées. Il porte le même nom affublé du numéro 2. Je le laisse dans un coin, m’en occupe peu. Quatre jours.
Le troisième avec plus de soin et quelques modifications dépasse allégrement le cap fatidique de la sixième nuit. Au-delà, il perd lui aussi tout intérêt…
Mai 2004
Quelque part en Allemagne, voyage d'affaires.
J'ai parfois le tournis qu'en j'envisage les choses en termes de déplacements physiques, de changement de l'espace occupé. Je suis là, à des kilomètres de mon axe habituel. Ca doit être le dixième étage. Coup d’œil rapide à la salle de bain avant de me jeter par la fenêtre.
J'aime regarder tout en bas, là où je ne suis pas, où on ne me voit pas. Une connexion unilatérale. Un point d'eau, quelques personnes qui s'y arrêtent, posent puis filent.
Pétri des reportages de Sophie C., je suis dans mon nouveau concept passager de mise en abyme. L’instant d’un instant. Le mien pour un autre.
06/05/2005Yousendit
Septembre 2004
Ce jour-là, il fait plutôt beau. Mes amis se sont réunis pour mes 30 ans. L’une est accompagnée par ses enfants, l’autre le portait encore. Comme beaucoup, on ne peut s’empêcher de trifouiller dans le sac à jouet. L’attraction est irrésistible de secouer les objets, de faire couiner les peluches. Petits contacts avec l’enfance.
A taille de nain, accroupi, Arnie découvre que les livres ça peut être amusant. Ca peut avoir des trous (assez grands pour un livre de cette taille) mais aussi des poils. Il se précipite et caresse.
Comme il faut battre le fer de l’intérêt tant qu’il est chaud, quelqu’un lui tend un téléphone portable en plastique : « Si, si, prends-le, c’est quelqu’un pour toi ».
05/05/2005Juillet 2004
En voyage à Copenhague, le Petit Futé à la main, nous écornons les pages relevant les curiosités qui n’en sont pas.
Circuit improvisé et étape à la page 100. Nous cherchons puis trouvons « la boulangerie-pâtisserie située entre les lacs et Orsteds Parken, à l’angle de Nansensgade et de Ahlefedtsgade ». L’enseigne guettée apparaît. A l’intérieur, les wieners s’alignent. La boulangère n’est pas très sympathique. On borborygmes tel et tel nom. Caisse enregistreuse et petit paquet de papier.
A l’extérieur, deux petites tables, quatre chaises sur le trottoir. Mike et moi nous y installons. De l’autre coté du trottoir. La devanture d’un bar, fermé à cette heure. Dans sa vitrine, des animaux empaillés à la mode cuir sont mis en scène. Un ours blanc, debout, tiens en laisse un phoque à ses pieds.
Je porte le T-shirt que Séverine m’a offert il y a quelques mois. Celui que j’aime à porter quand je m’attends à ce qu’on m’annonce une mauvaise nouvelle. Pas cette fois.
Pendant ce temps, une jeune femme traverse la rue en marchant à côté de son vélo.
04/05/2005Recycle ageSi je parrvenais à m'y mettre, ma radioblog du moment ce serait :
- Neulander : Girl out walking
- Stereo total : Do the bambi
- Rammstein : Stripped
- Ghinzu : Mine (remix Soldout)
- Robots in disguise : La nuit
- Björk : Who is it (vitalis remix)
- Françoiz Breut : La certitude
- The little rabbits : La piscine
- Vive la fête : Schwarzkopf
- Soldout : I don't want to have sex with you (version 93749)
- Peaches : Tombstone
- Husky rescue : Summertime cowboy
Ps : Merci aux pompés notoires Parfois, la vie, c'est une photo floue
Avec un programme quelconque, on peut rogner par-ci, par là.
La redimensionner, effacer les reflexions ou les garder.
Les lignes de fuite peuvent devenir celles d'horizons.
Tout est parfois question de cadrage. 03/05/2005Je vous vois
Oh, je vous vois même très bien :°) Poème minuteAu boulot, je n’ai pas le net
Alors je vous écris sur des disquettes
Des copiés/collés de contre bande
Que j’enterre sous la ligne lente
J’ouvre des fenêtres réduites
A l’abri des regards de fuite
J’efface les traces et l’historique
Vide la corbeille c’est pathétique
NoeudCe n’est pas que je ne sois pas là
Je suis juste ailleurs
Ecrire un blog, c’est un peu comme garder son agenda à jour : écorner les pages aux dates passées, prévoir, compléter, tracer, garder , biffer.
Même en ayant plus que souvent le sentiment de tirer dessus, le fil de mes jours s’embobine anarchiquement formant parfois de petits nœuds et puis plus rien jusqu’au prochain.
Melting potI just wanna be die like your dog toy  |