Drama queen
Aujourd’hui, j’ai fait l’effort. L’effort d’écrire, loin du clavier, comme à l’ancienne. Un bic, une feuille, de l’encre. J’ai essayé de remonter les jours comme on remet à l’heure sa montre à aiguilles lors du passage de l’heure d’hiver à celle d’été. Tic-tac, scritch-scratch.
Je suis maintenant là, avec mes petits bouts de papier pas encore dépliés. Petites pauses de fumée. Des phrases-idées prises à la volée, des choses plus ou moins légères auxquelles je pense donner du poids en les couchant. Des récits datés, des gribouillis.
Quand je me rends sensible à certaines choses anodines, c’est finalement les poids lourds que je me prends au tournant de la page.
Je ne parviens pas à faire de ce blog ce que j’avais imaginé. Ce n’est pas une fenêtre à création, ma bulle à expression. En parcourant ceux des autres, je lis une expression qui me fait sourire :
« Drama queen » . Si je ne suis la reine de rien, même pas des kékés, je ne laisse pas ma part au chat question drame.
22/03/05 - 19:34
"Un bic, une feuille, de l’encre." > J'ai d'abord compris que tu trempais ton stylo bic dans de l'encre.
...
Et si tu essayais de tremper ton stylo bic dans de l'encre ?
_snoopdog_