18/05/2005

18/05/05 - 13:38

Ceci n'est pas une tartine au Kiri

Plusieurs jours que je n’ai rien écrit ici. J’ai envie d’un texte à plat et dresse une courte liste de ce que je pourrais y mettre : lentilles, oreilles, concerts, brigitte parapluie, Arnaud, Cyril, Snoop, François, à plat, Cameron Jackson, boulot, poissons, herbe noire, sommeil, entretien 20’, riz, loterie.
Toujours à distance et en différé, j’ouvre la page blanche et commence au hasard. Alors que j’essaie quelque chose de simple, j’ai rapidement mal à la tête. Je déplace les mots, parfois les effacent. J’hésite entre accorder un paragraphe à chaque chose où tout enfiler à la suite. La structure blanche ou l’éclatement.

Jeudi 12 - Rien. Vendredi 13 - Je tente ma chance à la loterie. Zéro gain.
I am X joue à quelques pas d’ici. La salle ressemble à un bâtiment désaffecté. Les disques du DJ sautent régulièrement. Le son est pourri et je rentre les oreilles embourdonnées. Samedi 14 - Vive la fête, Human League, Soldout. Dimanche 15 - Arcade Fire, Final Fantasy

Mes lentilles jetables arrivent à termes. Je m’imagine les enlever du bout des doigts, négligemment, et les jeter au loin comme dans la scène de je ne sais plus quel film d’agent secret.
Je cherche des photos de Cameron Jackson, pornstar blondinet versatile rasé court maté il y a peu. La plupart des liens me renvoient à Cameron Diaz et Janet Jackson.

François m’avait demandé une histoire de vampire. Je ne réuni que quelques malheureuses phrases courtes, des idées, le plus souvent des mots découpés, des expressions retournées (A la chance d’une seconde, nos pouls/nos poulpes s’embrasseront, la peau fine de plastique, je tâcherais de rentrer dans l’étang…).
Pendant le concert d’Arcade Fire, j’imagine d’autres choses. Ecrire en partant de mon adresse, incomplète. J’aime sa succession de chiffres, tel un code de coffre fort : numéro quarante, appartement trois, boite sept.

Depuis les quelques jours où l’herbe fait défaut, je dors mieux et ne me lève plus pour manger. Je rêve que j’en retrouve un paquet oublié dans un tiroir. Des cristaux noirs et brillants. Entre verre et charbon que je m’abstiens d’utiliser.

Arnaud ne sera pas là. Je ne sais plus si j’avais donné une réponse quant à ma présence. J’ai du dans le doute me réserver. Je ne me sens pas les épaules assez larges pour y aller sans lui. Il me reste à l’annoncer à Snoop, je ne sais pas encore de quelle façon ni comment je vais le lui expliquer.

Cyril, mon ami de Rennes, qui lors de sa dernière visite s’était offert un citronnier, m’envoie des photos de son chien. Je lui demande si c’est un golden, comme les pommes. Je sais, c’est nul.

Cette nuit, je rêve de Brigitte. Il pleut. Une voiture doit nous emmener je ne sais où. Il n’y à pas assez de place pour nous deux. Elle préfère rester là, sous son grand parapluie, alors je reste aussi.

commentaires

18/05/05 - 13:54

et ton ami de rennes... tu peux nous en parler un peu plus ? :p

18/05/05 - 14:50

Donc, voilà, c'est fait. Je suis un peu dég'. Je le serai aussi en temps voulu, non venu.

Pour les lentilles, je ferais ce qu'on ne fait jamais sans panique immédiate lorsqu'il s'agit de lentilles non-jetables : les laisser glisser dans un trou d'évier, les perdre dans une foule. Enfin, j'imagine (j'ai des lunettes).

19/05/05 - 20:08

Cyril aime la grande musique et les idées farfelues, donner des noms très zarbs à ses animaux et ses plantes (frigolite, vroum et léon), il fait parfois des voix bizarres et aime boire du thé.

Mes lentilles ont atteri dans les restes d'un plat de pâte de la veille. Bolognaise rouge dans un sac plastique. L'idée de la foule, j'aime aussi mais je risque aussitôt d'en percuter un membre :)

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