09/06/2005

09/06/05 - 19:52

Chère page blanche,

Tu sais, je ne trouve pas de quoi te noircir tous les jours. Parfois je stresse en ayant peur d’être assimilé à toi. S’il n’y à rien à écrire est-ce parce qu’aujourd’hui je n’ai pas vécu ? Je préfère penser que ce n’est pas le cas.
Ton corps froid gèle parfois mes mots à cristaux liquides. La chaleur de mes pensées, flamme vacillante ou joli brasier, ne résiste pas toujours au vent ambiant. C’est le cœur des éléments qui se joue autour de nous.

Tu sais que je t’aime, toi, ma grande silencieuse, ma petite angoissée.

commentaires

09/06/05 - 20:07

Je suis ta grande silencieuse ou ta petite angoissée ? lol

09/06/05 - 21:49

Ecrire c'est quand on le sent.....pourquoi se forcer????
je me dis cela tous les jours!!!!

11/06/05 - 10:23

Quand je suis face à la page blanche, parfois je pense à ces mots de Brigitte Fontaine : " Devaste moi et souffle moi, envahis moi et pille moi, dépense moi, gaspille moi... "

28/06/05 - 21:26

N'est pas un concept en soi de garder des pages blanches comme un vil collectionneur?

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