21/06/2005

21/06/05 - 14:34

fils de fer en plein champ (II)



Si c’est en pleine nuit, que l’écriture se délie
Je veux bien attendre encore un peu
La mine se perd dans la pénombre
Des petites hachures au bout des doigts
Des coupures similaires
Un air de ressemblance
Si c’est pour écrire dans le noir
Je n’ai pas besoin d’y voir.

Tu peux le faire cents fois
Mais une seule suffira
Quand tu parles au poisson, je m’adresse à la cafetière
Ton bocal est vide, mon café est prêt
L’air vibre au bout des doigts gelés
28 étoiles électriques par paquets de quatre

Ici et là, ne bouges pas
Je m’enfonce dans le coussin vert
Et je te vois recomposé
Y’as pas de bandelettes à découper ici
Pas d’encre au feutre déposée
Alors si tu est d’accord
Restons en là avant
Avant que je ne coupe les mots en deux

Reste ici et moi là bas
Suis le bout de mon doigt
Regardes bien là
Là où je te montre
Là où tu ne vois pas
Si tu veux de belles histoires
De ces longues phrases qui butent au coins des pages
Si tu veux de ces mots qu’on coupe en deux
Alors, déchires les en leur milieu

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.