25/06/2005

25/06/05 - 14:20

The boy whit a ant on his side


Ca commence par quelques unités que j'aperçois presque du bout de l'oeil. Trois petites fourmis sur le lino du salon. A y regarder de plus près, elles ne sont pas trois mais cinq, six, sept, huit... Un cortège en transe, une farandole cuirassée.
Elles se dirigent sous le divan. Encombrant, j'ai du mal à le déplacer. Chaque centimètre révélé dévoile sa portion de la marée. L'immédiateté du geste en moins, je pense à ces scènes ou d'un trait on soulève un drap, on pousse un corps, pour découvrir une masse grouillante et abominable. Elles doivent être cents, trois cents, milles.
J'ai beau avoir lu Werber, leur sympathie ne m'évoque que compte goutte.
Ne sachant trop quoi faire, au bord de la panique, je branche l'aspirateur et joue à "Twister" sur le terrain dégagé. Quelques grains noirs poursuivent leur route, je me demandent s'ils se rendent compte de quoi que ce soit, est-ce un mouvement de panique que je perçois dans leur agitation ?
Le salon dégagé, je vais le tour de l'appartement, toujours le vortex en main. Je pense à ouvrir la porte qui donne sur le hall d'entrée. Une longue colonne noire ondule sur le carrelage reliant, sans trop de détour, ma porte d'entrée à celle de sortie. Le sas aux deux portes vitrées ne semble leur avoir posé aucun problème. Deuxième session.
Trifouille dans mes pauvres références au monde des fourmis, je m'arme d'un détergent en vaporisateur et entreprend de brouiller leur piste...

commentaires

27/06/05 - 17:41

J'aime imaginer le sac d'aspirateur onduler des flancs.

27/06/05 - 18:40

Si tu imagine que j'ai gardé ce sac d'aspirateur... L'angoisse était trop grande de les imaginer remonter le tuyeau la nuit voire qu'elles y établissent une nouvelle collonnie ^^

28/06/05 - 21:32

C'est sucré chez toi!

28/06/05 - 22:15

Le vent a soufflé cet après midi là
Une bourrasque comme autrefois
Un typhon à chaque pas
La mort par le vide

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