30/07/2006

30/07/06 - 22:09

C'est vraiment le bon moment...

... pour poster inaperçu.

30/07/06 - 19:27

R


Sous les traces de l'atome, un R se dessine sur l'asphalte.

29/07/2006

29/07/06 - 22:17

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27/07/2006

27/07/06 - 15:59

His story rebeat


".. and I've seen it before

.. and I'll see it again

.. yes I've seen it before

.. just little bits of history repeating"

26/07/2006

26/07/06 - 20:53

Ours d’été


C’est la première. La première photo d’une centaine prise en l’espace de quatre jours. Certains sujets ont étés shootés trois voire cinq fois. La majorité des prises de vue se révèle floue et finira en court montage.

C’est la première. Le premier détail qui s’accroche au regard a-vide, à l’œil siphon qui veut tout boire. C’est un ours, ça aurait pu être un chien. La suivante immortalise d’ailleurs deux coccinelles à bascule.

C’est la première. Le premier tressaillement au moment de figer un seul instant aussi singulier et anodin qu’il soit. Nourrir cette certitude que ce n’est pas seulement ce qui est au centre de l’image qui compte, c’est tout ce qui se passe autour au même instant que l’on retient en un peu moins d’un seconde.

25/07/2006

25/07/06 - 16:50

Sans coupure pub

C’était un beau jour et c’était le premier. Le soleil éclataaaaait dans le ciel et rebondissait sur le sol ///jusque dans nos yeux///. De fines aiguilles blanches perçaient nos poches remplies d’eau. Tout s’écoulait le lo…^….ng de nos paumes, de nos fronts, de nos l\vres. Les doigts s’allongeaient alors que nos ombres fondaient telles des épines de g*vre.
C4a a duré quatre jours, c’était presqu°il y a autant.

Mais aujourd’hui il ne doit pas être question de cela. Il s’agit d’essayer d’écrire vrai, d’être juste. De choisir des mots que je pourrais encore comprendre plus tard.

Ecrire ici, c’est être plus régulier, plus insistant. C’est exister à des kilomètres avant même d’y être allé. C’est pouvoir être reconnu au premier regard même si les angles de mes photos me cache.

19/07/2006

19/07/06 - 09:39

Potentiel

Ici, il y aurait :

- une scène de camping croquée sur le vif ;
- une liste compilative des meilleurs heures-découvertes ;
- des liens sons et images
- quelques blagues pouraves qui ne feraient rire que deux personnes et encore ;
- le début d’une histoire à deux mains qui attend les deux autres ;
- quelques réflexions sur le départ à venir ;
- un compte rendu de mes rêves d’abandon et de fuite de cette nuit.

12/07/2006

12/07/06 - 16:48

Des mots dans une éprouvette


10/07/2006

10/07/06 - 10:38

Cachés


Sur une échelle
Le cou percé
Ma valentine en noir et blanc
Sent ses poils et crocs pousser

Les oiseaux face au miroir
Ne sont que des masques de loups
Plumés, chemise rouge
Corps allongé

Balle de ping-pong dans le potage
Entre les lettres de l’alphabet

09/07/2006

09/07/06 - 08:40

100 vies sur la plage de carbone


08/07/2006

05/07/2006

05/07/06 - 23:06

Six petits cochons à la plage


05/07/06 - 22:51

Mercredi,

On se retrouve Rue Portes Closes. Du côté des chiffres pairs. On enjambe une dizaine de petites maisons, sages, rangées. Petit passage à piéton. Un arrêt pour regarder. Un coup par là et puis de l’autre. C’est presque pour la forme, il n’y a pas un chat dehors.
L’air est chaud et moite, il se mange et se mange encore jusqu’à enfler, à imploser. Il menace et gargouille d’un ventre creux. Il souffle et commencer à griser tout ce qu’il touche.
Nos pas s’accélèrent, du moins en impression. On patine et on trace l’asphalte puis le béton. Le sol se penche et se ride d’un rideau noir microsillon. La lumière devient éclairage. Le tonnerre gronde et monte la sauce.

Il est 20h00, il fait presque nuit.

04/07/2006

04/07/06 - 21:56

Mardi, Sophie

Boite de réception, 12 nouveaux messages. Le filtre à nuisibles est de plus en plus défaillant.
Une nouvelle tâche quotidienne absurde naît au bout de mes doigts, une démangeaison inédite. Je pointe les intrus et les fait défiler sur la planche à requins. H0rnEEgrl27, Footballzies, Maximiano Smallwood…
Dans le rang de ceux prêts à faire le grand saut pour nourrir le Rien, j’aperçois Sophie, objet pâle et silencieux. Elle tourne son regard vers moi au moment où je m’apprête à presser la gâchette. Son visage est un masque commun que ses yeux dévorent. Sa bouche est découverte mais rien n’en sort.
Ce n’est plus qu’elle que je fixe et tout autour disparaît : les pirates ravalent leur ombre, les élasmobranches se laissent couler au sol.

Il ne reste qu’un message sur l’écran.
« Je voulais t’écrire ce mail depuis longtemps. Tu sais comment je fonctionne… J’espère que tu comprends ».
Alors, je sais comment elle fonctionne et je comprends.

03/07/2006

03/07/06 - 22:09

Lundi, Mathias.

Après plusieurs mois, nos routes se croisent à nouveau comme les regards ou les fers. On s’est laissés sans vraiment se quitter. On s’est lassés sans vraiment s’en aller. Il a toujours les cheveux courts, j’ai décidé de laisser pousser les miens. On se regarde, on se toise, à se demander qui lâchera le premier mot.
Un bus passe et fige un court instant son déplacement. Le feu est passé du vert au rouge, nous aussi. Nous n’avons jamais aimé l’orange. On ne freine pas : on s’arrête ou on marche.
Le moteur continue à tourner, les gaz à s’écouler. Nos cils clignent et battent un peu plus vite comme pour étreindre les minutes et les alléger de quelques secondes. On pourrait presque décoller, les pieds surélevés par des monticules instantanés. Nos yeux sont quatre colibris qui s’envolent. Les siens sont bruns, les miens sont bleus. Nos âmes planent sous les odeurs d’échappement.
Le soleil est un métal en fusion, il rayonne jusqu’ici d’un vacarme assourdissant. Ses coulées de plombs perforent le ciel et s’écrasent en éclaboussant nos ombres et le pare brise de l’autobus.
Le feu passe au vert et le vent se lève, tout devient presque gris.