31/10/2006

31/10/06 - 22:10

Pendu !

Aujourd’hui, une femme me raconte que son compagnon a le don de parler aux morts. Elle ne sait lire que dans les cartes et le pendule. Il a demandé aux morts de lui transmettre le don parce qu’elle aimerait pouvoir parler à un proche défunt.
J’ai eu du mal à garder mon sérieux. Elle pleurait. Ca m’a aidé.

Un peu plus tôt, un homme m’appelait l’homme aux quatre yeux. Je n’ai pas compris que c’était en rapport avec mon Tshirt.

Plus tard, je regarde la thèma sur Arte : La nuit des sorcières. Celles qui ont périt sur le bûcher.

« Pendu ! Pendu ! Pendu ! »

Les Rita Mitsouko - La sorcière et l'inquisiteur

30/10/2006

28/10/2006

28/10/06 - 15:00

Reverse Mode


"And I realise with fright
That the spiderman is having me for dinner tonight!"

26/10/2006

26/10/06 - 23:57

Clic clac

Je suis au milieu d’un bois
Dense dans la nuit
Une lampe torche entre les mains
Que j’allume
Que j’éteins

22/10/2006

22/10/06 - 10:39

Technique

J’ai le corps plié en deux
Qui se transforme en vapeur
En mode mono et monochrome
Et le cœur en format Zip
Un bruit blanc dans le brouillard
Mes belles idées au stade morphing
S’agglutinent en fichier Midi
Seize canaux différenciés
Qui jouent tous au même instant
Quand tu appuies sur la touche Mute
J’suis en stade lumineux
Mes yeux clignent en mode binaire

16/10/2006

16/10/06 - 18:10

Dernier instant

En branchant le sèche-cheveux ce matin, j’entends le bruit sourd de la baisse de régime de la centrale électrique qui gère l’alimentation du quartier.
Sur le chemin, j’ai des palpitations plein les oreilles et me noie dans la masse qui attend l’arrivée de l’autobus. A l’intérieur, la moyenne d’age des passagers, largement inférieur au mien, m’absorbe et me digère.
Sur une affiche, en lettres rouges, éclate « Les derniers instants de l’humanité ». Pensant le dernier moment arrivé, je me pose sur l’appui d’une fenêtre pour y écrire ces choses sans importance.

14/10/2006

14/10/06 - 12:17

Le complexe de l'anonymat



Tetine vs Sophie Calle - No sex last night

M : J'ai parlé de toi avec un chanteur hier. A moins que ce ne soit lui qui m'a parlé de toi.
Petit monde ...

C : Le monde est petit, les chanteurs sont partout.
Ils sont tes amis ? Moi je n'en connais qu'un.

M : J'en connais deux.
Mais je pense que c'est le même.

(euh ... tu me suis ?)

C :
Je ne voudrais pas dire que je ne te suis pas
Je ne voudrais pas ramener tout au plus bas
Me faire passer pour un gars sans références
Alors dis mois oui, dis moi qui. ^^

M : Ce qui est presque effrayant, c'est la constitution des groupes. A aime B qui
connaît C qui admire D qui vient d'écrire à A pour un plan cul.

Bref. C'est K.
Et on a fait rien que de dire du bien.
Promis craché!

C : Les relations sont des parcours codés, on est des petits cercles qui s'entrecroisent et on fait des ronds dans l'air. Tout se répand.

Alors c'est l'anonymat qui tue et puis l'absence et puis l'oubli car de K je n'en connais pas à part K C et S K.

M : Ah bon! Ben merde alors!!!
Tu ne connais pas H ou A (c'est le même)??
Je croyais.
Je vais retourner me coucher, tiens ... et reposer mon neurone

C : Mais je ne connais pas H ou A. Ce serait drôle que vous aillez vraiment parlé de moi l'un et l'autre. Un inconnu entre deux autres.

M : Ben c'est vraiment surprenant. Parce que c'est vrai!
Je me souviens même du comment c'est arrivé: on parlait d'A et de la séduction ... et de la volonté de puissance. Et A m'a dit: "tu connais C ?". J'ai dit que j'admirais. Il m'a parlé des photos prises quand tu étais à Paris, avec A.
Que vous aviez l'air de deux gamins en colonie de vacances.

Et non, je n'étais pas sous substances!

C : Tu sais c'est une peu la quatrième dimension qui s'ouvre en quelques lignes. A et moi nous sommes rencontrés deux fois. A chacune des deux, c'était en Belgique : Bruxelles et la côte. Je suis allé à Paris il y a quelques semaines, en juillet, mais on ne s'y est jamais croisé. Il était ailleurs je crois.

C'est moi qui vais prendre des substances ! ^^

M : C'est l'effet que ça me fait aussi: la quatrième dimension!
Imagine en plus qu'A (comme le pape) n'ait jamais existé, et c'est le drame !

C : Mais toi-même... si j'y pense...

M : L'abonné que vous imaginez n'a jamais répondu.

C : Ce profil n'existe pas.
Il n'y a aucun historique de conversation à cette entrée.

Tetine vs Sophie Calle - I met him in the bar

09/10/2006

09/10/06 - 20:58

Pour passer à autre chose.

Depuis presque une semaine, je suis à nouveau incapable d’aligner deux mots. De l’envie d’écrire un texte comme il faut, j’en ressors les mains de plomb et une langue de trois tonnes. C’est souvent comme ça, quand j’essaie de cadrer mes idées.
Je commence à m’entourer de bics et de papiers parce qu’on-ne-sait-jamais-ça-pourrait-m’-arriver-là. Et puis je prends un livre pour pouvoir écrire dessus et puis aussi un autre pour nourrir ma boîte à rimes. Mes yeux sont tout grands et mes sens en éveil. Je guette la bonne idée et en profite parfois pour en lever d’autres.
Et là c’est le début de la fin parce qu’en fait, je n’écrit plus rien. Je pense tellement à la chose que je n’y arrive plus du tout. Plus du tout.
A force, j’ai développé une parade où je colle une vieille photo au rapport non nécessaire et balance les deux, trois phrases.
J’en profite pour raconter l’histoire qui est tout autour parce qu’en définitive, même si je ne suis pas compositeur, l’idée m’a fait vivre.


La ride du sommeil
Qui coule sous ton œil
De l’oreille à l’orteil
En couture du fauteuil

Et sur ton visage mon amour
S’éclaire une route sans détour
Car tes rivages mon amour
Sont ceux d’une rivière sans retour