C'est pas si triste
Depuis quelques mois, le bureau où j’ai l’habitude de travailler a changé d’adresse. Il n’est pas très loin d’une église.
Régulièrement, le matin, j’entends résonner le glas et chauffer le moteur d’un corbillard bien garni.
Le mois d’octobre a été relativement pauvre sur mon blog, celui de novembre aussi. Je n’écris plus vraiment et me concentre sur le nouvel objet que je me suis offert.
Un
nouvel espace de création, un nouvel engin de torture. La photo la plus nette que j’ai prise fait partie des premiers shoots aléatoires, de travers et sans idée. Pour les autres, plus l’intention est précise plus le résultat est flou. J’ai pris récemment la décision de m’adonner au mode automatique quelques jours. Là par où je pourrais regonfler mon capital satisfaction.
Parfois, je me réfugie chez les autres. Je lis un peu. Une interview par ici, une bande dessinée par là. J’ai ainsi appris un nouveau mot que j’attends de replacer et plongé dans des flots noirs et blancs d’un trou sombre et béant.
Ce soir je prends un bain. La porte est fermée, l’air tiède et chaud. La sueur me monte aux tempes depuis les joues. La tête me tourne un peu. En crevant plus tard la surface d’où la mousse est dissolue, je prends garde à ne pas glisser. Mon cœur résonne un peu plus fort, se cogne aux artères.
Je pense : « Je n’aimerais pas mourir dans ma baignoire » et me souviens l’instant d’après que quelqu’un l’a déjà écrit.
Est-ce que tu aimes ?