After every post I could die (or you)
Alors aujourd’hui je me lève et lui demande de me repasser une de ses chemises, à sa taille et pourtant trop étroite pour lui.
Alors aujourd’hui on se revoit après plusieurs semaines de mise à distance. On se parle à nouveau et c’est comme si on avait dépassé ce qui nous bloquait. On parle de nos « avant », de l’effacement progressif de nos repères. On voit le temps qui file, celui qu’on a à notre disposition, celui qu’on comble et l’autre qu’on pourrait parfois pleurer dans les moments creux. On balaie des surfaces immenses en quelques minutes. On aimerait parfois rester pour quelqu’un ou que quelque chose après nous reste encore. Passé simple, impératif présent, plus que parfait, tout passe à la moulinette. Je, toi, moi et les autres.
On parle écriture, je lui raconte mes différents projets qui n’en sont encore que tels. Je parle de lui et de lui. Des connaissances en morceaux, « du si loin si proche », « du jamais là-bas ».
Alors aujourd’hui je reçois un message de Londres et tout est doux. Hier, Paris était dans ma boite et ses mots aussi. Deux messages, courts, que je lis chacun deux fois. Des lettres frappées ou tracées aux courbes hypnotisantes.