15/05/2006

15/05/06 - 12:33

Depuis

Alors, sur le chemin du retour de Nuremberg, je lis « Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ». Ca me bouleverse en plein cœur. Par voie directe en intracellulaire. Tous les chemins ne mènent pas à Rome ou ailleurs. Ce n’est pas vrai, j’ai essayé.
Il raconte ce que j’aurais imaginé vivre à mon age si ça n’était pas déjà arrivé plus tôt. Un deuil fantasmé en quelque sorte, sublimé. Parce qu’aujourd’hui, j’ai déjà passé plus de temps après qu’avant et qu’en j’y pense, j’en tourne le cœur.
Ce livre à un pouvoir, celui de faire tomber le jour et monter la chair en neige. Au fur et à mesure que les pages meurent, le véhicule avale les kilomètres et la terre se penche un peu plus.

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