11/06/2006

11/06/06 - 20:51

Et moi je sais qu’on n'est pas morts, on a juste oublié de respirer.

La veille

Je rentre. Il est tard, le chat se frotte à l’embrassure de la porte. Je suis en retard. Son dîner de chat a eu une brouette de travail à abattre. Je débite les larmes du parquet en petites allumettes tellement je traîne des pieds.

Hier on s’est parlé, chacune de nos têtes passées dans la fenêtre entrouverte. On s’est dit « Oh oui, tu te souviens ? », « On pourrait faire ça », « N’oublies pas ». Ca faisait longtemps que ta silhouette ne s’était pas étirée le long des transistors tirés. Elle qui s’allongeait, diaphane, sur les pages de mon cahier.

On s’est écrit longtemps, on s’est connu comme ça. On s’est perdu comme ça aussi. Peut-être qu’on pourrait remonter en sens inverse le Chenal de l’Encre et que nous serions là, à nous attendre, souriants. On mélangerait tous nos mots dans de beaux chapeaux et on feindrait l’innocence pour y plonger la main. Avec prudence et impatience, on les alignerait pour recommencer à se raconter.

commentaires

11/06/06 - 22:48

Merci.
Ca fait du bien de te lire, ça rappelle ce qu' on peut faire avec du talent.

11/06/06 - 23:50

Waouf !!!
"Je récite les lames de mon pourquoi tellement je daigne t'épier"

12/06/06 - 07:09

Ca fait du bien de se dire qu'il y a encore des chances d'être vu ici ^^

12/06/06 - 17:47

On ouvre son agenda... Date d'achat du livre qui dit les mots: le premier juillet, comme un premier pas?

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