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J’ouvre le clapet du téléphone portable pour lire le message qu’il me signale d’un bruit d’insecte. Quelqu’un applaudit à quelques mètres au-dessus de moi, une paire de main passée par l’embrasure de la porte-fenêtre du premier étage. Ce n’est pas pour moi mais pour le conducteur du véhicule qui réussissait son créneau.
En traversant les bureaux, d’abord silencieux, les félicitations fusent. Le vœu est contagieux, il ne coûte rien.
Il me suit du regard alors que je le quitte et remonte la rue. Je fais mine de rien pour au tout dernier moment me retourner, que cette ultime occasion de tourner la tête prenne du coup une valeur singulière. Avant de bifurquer dans le premier passage à droite, je tourne la tête sur les traces d’un mouvement pré calculé mais il n’est plus à sa porte.
Je liquide les post-it qui fleurissent mon agenda, des bouts de mots griffonnés à la hâte, des phrases aussi :
- J’achète un corps en quatre parties, j’achète ma mort à petit prix
- Homme pois(son)
- Cherche misère, traîne galère
- Mon corps en suspension s’inversera dans l’ombre/à l’aube. J’aurais les bras poilus tendus contre l’échelle.
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