Dernier instant
En branchant le sèche-cheveux ce matin, j’entends le bruit sourd de la baisse de régime de la centrale électrique qui gère l’alimentation du quartier.
Sur le chemin, j’ai des palpitations plein les oreilles et me noie dans la masse qui attend l’arrivée de l’autobus. A l’intérieur, la moyenne d’age des passagers, largement inférieur au mien, m’absorbe et me digère.
Sur une affiche, en lettres rouges, éclate « Les derniers instants de l’humanité ». Pensant le dernier moment arrivé, je me pose sur l’appui d’une fenêtre pour y écrire ces choses sans importance.