Life is like a tunnel
Depuis que je connais l’existence du tunnel, j’y passe deux fois par jour.
Pourtant, je ne suis pas adepte des lignes droites, des trajectoires optimisées leur préférant la pluie et le vent, l’existence dans les regards des passants. Pendant trente secondes je disparais de la surface, un regard en arrière puis un autre avant. Je marche sous terre et sous la voie ferrée d’une gare désaffectée. Il n’y a jamais rien ni personne à cet endroit situé entre deux rues se terminant en cul de sac. S’il n’y avait cette odeur de pisse, je douterai même que cet espace existe pour quelqu’un d’autre, et c’est là que je m’engouffre le pas accéléré et la respiration retenue.
Je n’en ai pas encore compté les marches mais j’y penserai la prochaine fois.
28/02/07 - 22:53
Heureux de la découverte de votre bolg.
Henri-Pierre (visiteur - site web)