(Cette photo est d'Antoine Agoudjian)

J'écoute : les ronflements de mon z'Homme
Je regarde : la fumée des cigarettes
Je lis : Les chroniques de l'oiseau à ressort
Je joue : / je gagne / je gagne / j'apprends (du moins j'essaie)...
Je mange : les p'tits plats de mon z'Homme (et j'engraisse.;-)
Je bois : AA
Je cite : Cesare Pavese : "Verrà la morte e avrà i tuoi occhi"
Je pense : à lui
Je rêve : aussi..
(mis à jour jeudi 6 septembre 2007 à 22:51)

10/08/2005

10/08/05 - 22:47

Néant.



C'est à peu près à l'âge que j'ai aujourd'hui -j'avais une dizaine d'années à l'époque- que Maman a entrepris les démarches pour faire don de son corps à la Science.
Quelques papiers, quelques signatures, et la cause était entendue : "La Science" pourrait disposer d'elle comme bon lui semble. Aucune formalité à prévoir, même l'enlèvement à domicile est compris.

Elle en avait parlé librement devant moi à l'époque, et avait répondu tout naturellement à mes questions. Je trouvais ça d'ailleurs plutôt chouette, cette idée d'être utile dans la mort, et de dispenser les siens des corvées d'enterrement.

Depuis j'ai grandi, par moi même et par son éducation. Loin de la religion, j'ai construit mon propre sens du Sacré.

Il y a quelques temps, je lui ai posé la question : Mais Maman, quand tu ne seras plus là, si on t'emmène dans un sac en plastique, je n'aurais pas de Lieu où penser à Toi ?! (j'ai besoin de "Temples" aussi dérisoires soient-ils)

.

Je ne suis pas sur qu'elle m'ait compris.
D'aussi loin que remonte ma mémoire, c'est la seule fois où j'ai eu cette sensation.

Elle m'a répondu : il me semble qu'après crémation, les cendres des personnes ayant fait don de leur corps à la science sont dispersées à la fosse-commune du Père Lachaise... tu pourras aller là.

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Je vais bien,
tout va bien !
na.

Je ne suis pas snob,
Je suis TIMIDE !
(et j'y peux rien si j'intimide)

En essayant continuellement on finit par réussir.
Donc : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche.