J'écoute : la radio Je regarde : mon écran Je lis : Le journal des inscrits Je mange : des bananes Je rêve : au prince charmant (mis à jour dimanche 8 octobre 2006 à 03:30)
Jean-Pierre Raffarin est il aussi à l'origine de Gay Attitude ?
Comme le disait Nico du nico blog , tout le monde n'a pas oublié JP Raffarin.
Ce matin dans le bus (je prends rarement les transports en commun, mais là mon vélo était à plat), je vois entrer un type de la RATP portant un blason "bus attitude".
Voilà qu'une passagère d'un certain âge le prend à parti : "ah, c'est une bonne chose qu'il a fait Raffarin avec la bus attitude !"
Le type de la RATP d'abord un peu surpris finit par comprendre la confusion avec la positive attitude et cherche rétablir la paternité du dispositif.
Bientôt on va croire que c'est Raffarin qui a inventé GA
Pour la première fois depuis la récession du milieu des années 1990, le pouvoir d'achat du salaire moyen a baissé en 2003 (derniers chiffres disponibles).
A ceux qui regrettent que le Parlement européen n'ait pas plus de pouvoir
Le Parlement européen veut accélérer l'ouverture du marché du transport ferroviaire de passagers
LE MONDE | 29.09.05 | 13h44 • Mis à jour le 29.09.05 | 13h44
STRASBOURG de notre bureau européen
Le Parlement européen, ancré à droite depuis les élections de 2004, veut aller plus vite que la Commission sur la libéralisation du transport ferroviaire de passagers. Mercredi 28 septembre, il a demandé que le trafic international soit ouvert à la concurrence dès le 1er janvier 2008, et non le 1er janvier 2010, comme la Commission le proposait. Il a aussi réclamé la libéralisation des réseaux nationaux, au 1er janvier 2012, ce que la Commission n'avait pas envisagé. La résolution de son rapporteur, Georg Jarzembowski, démocrate-chrétien allemand, a été adoptée par 401 voix contre 211, et 51 abstentions. La plupart des Français s'y sont opposés, seuls les élus UMP (à l'exception de Roselyne Bachelot), votant pour.
"Il faut arrêter le train fou de la libéralisation que conduit Jarzembowski !" , s'est exclamé le socialiste français Gilles Savary : son collègue allemand était déjà rapporteur sur l'ouverture du fret à la concurrence. En octobre 2003, il avait réclamé la libéralisation du trafic des passagers, ce qui avait conduit la Commission Prodi à faire, en mars 2004, une proposition pouvant entraîner une petite révolution dans le monde du rail.
"Il faut bien comprendre que, derrière l'ouverture à la concurrence des lignes internationales, il y a la bataille du cabotage" , explique M. Savary. Les lignes internationales sont actuellement peu rentables, parce que très concurrencées par le trafic aérien. Pour attirer des opérateurs, la Commission a proposé d'autoriser le cabotage, c'est-à-dire le trafic passager entre deux villes d'un même Etat-membre, situées sur une liaison internationale : "Paris-Rome devient rémunératrice si l'o pérateur peut desservir Paris-Lyon, puis Lyon-Nice , explique-t-il. Mais si l'on ouvre le cabotage à la concurrence, on ouvre une partie du réseau national" , résume M. Savary.
L'élu socialiste estime que, dans ce cas, on prive les opérateurs historiques d'un marché intéressant, qui leur permet, grâce à un système de péréquation, de financer les lignes moins rentables. "Le texte de Georg Jarzembowski propose une dérégulation sauvage à la Thatcher", ainsi qu'"un risque de dépeçage des réseaux des petits pays, au profit de quelques grandes compagnies" , capables de conquérir leurs marchés, affirme-t-il. Ses collègues socialistes anglais et allemands ne l'ont toutefois pas suivi.
L'eurodéputée UMP Christine de Veyrac, favorable à l'ouverture des lignes internationales, ne partage pas son raisonnement : "On ne peut pas dire que le cabotage ouvre le marché des liaisons intérieures" , indique-t-elle. Certes, il recouvre, en termes géographiques, une partie du réseau national. Mais l'opérateur qui desservira Paris-Rome une fois par semaine n'aura pas le droit de desservir plus souvent qu'une fois par semaine Paris-Lyon ou Lyon-Nice. "Nous avons voté contre l'ouverture à la concurrence des lignes nationales", précise-t-elle. Cette ouverture, proposée par M. Jarzembowski, permettrait à des opérateurs de concurrencer la SNCF sur Paris-Lyon, sur tous les voyages. "Nous sommes pour une libéralisation, à condition qu'elle ne soit pas trop brutale" , résume Mme de Veyrac.
Après le vote du Parlement, le texte doit être à nouveau étudié par le conseil des ministres. Le commissaire en charge des transports, Jacques Barrot, a déclaré : "Le réalisme politique nous démontre que cette libéralisation - du trafic international - est faisable pour 2010 et pas plus tôt." Il a aussi jugé "prématuré" l'amendement ouvrant le marché des services nationaux.
Le Parlement européen a par ailleurs voté pour l'introduction d'un système de compensation financière en cas de retard des trains, sur les réseaux internationaux, comme l'avait proposé la Commission, mais aussi nationaux : "Pourquoi un voyageur qui va de Paris à Bruxelles aurait-il plus de droit que s'il va de Paris à Lyon ?" , a demandé le rapporteur libéral belge Dirk Sterckx.