29/05/2005HAHAHAMarie-George me fait bien rire en disant que tous les français ont bien lu et étudié le traité ...
Elle a au moins l'utilité de nous faire rire. HonteConfirmation :
le peuple francais a peur du nouveau et des innovations ... Schisme Nous avons voté.
La démocratie va parlé...
J'ai peur que les français se soient ammusés de cette petite gueguerre (notamment certaines personnes sur ce site) et n'aient pas réfléchi à toutes les conséquences de ce vote.
Personne veut de moi comme copain ...
OOOOOOOOOUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!
Ben comme c'est comme ça je vais me vanger avec les hongrois. 28/05/2005ProjectionJ'ai 22 ans. Souvent quand on me demande mon age, je mets quelques secondes pour retrouver ce chiffre qui me parait tellement independant de ma personnalité.
J'ai 22 ans mais je suis très différent du Mathieu que je m'imaginais être il y a 2 ou 3 ans. C'est affolant, les années passent mais rien ne change vraiment. A ce rythme là, je ne deviendrais jamais un "adulte".
Adulte, que signifie ce mot ? On le fuit quand on est enfant puis on l'envie quand on est adolescent et puis on perd un peu sa trace.
Je m'étais trop fait à l'idée que le passage à la vie adulte se faisait brutalement du jour au lendemain. Maintenant je n'arrive même plus à le définir.
Qui suis-je ?
J'évolue par palier. Durant une période plus ou moins longue dans ma vie, rien ne change vraiment et je mène ma vie sans trop me poser de question puis survient un évènement attendu ou non qui aboutit à un questionnement et une remise en cause. Après une période de trouble plus ou moins longue, je parviens à une nouvel équilibre en attendant un nouveau "cataclysme".
J'ai l'impression que ces évènements chaotiques sont très destabilisants et qu'ils nous font nous rendre compte que la vie n'est pas aussi simple qu'elle n'y parait et que les efforts déjà fournis devront être encore amplifiés. J'ai également le sentiment que ces évènements deviennent de plus en plus espacés les uns des autres.
Etre adulte corresponderait-il à cela ? Ne plus connaitre d'évènement chaotique et vivre dans un état d'équilibre ? Etre adulte corresponderait donc à une sorte de compromis conclu avec soi même après de nombreuses défaites ? Etre adulte, est-ce se résigner ? Se résigner à se battre pour atteindre ses rêves ?
Je ne me considère pas comme un adulte mais plus comme un apprenti. Je suis un éternel insatisfait et on me qualifie souvent de gamin ou de raleur car je ne me soumet pas aux règles. Je ne suis pas encore prêt à renoncer à certains de mes rêves et je refuse de me soumettre à des règles qui sont contre ma vision des choses. S'il faut rester enfant pour atteindre ses idéeaux, peu importe ... je resterai un éternel enfant. 26/05/2005Planification des révisions (modifiable)samedi / dimanche : immuno
lundi / mardi : mgg
mercredi / jeudi : maths
vendredi : stats
samedi / dimanche : purif
lundi /mardi : enzymo
mercredi / jeudi : biophysique et RMN
vendredi : instru 25/05/2005Post itEcrire le truc sur papa et les amis quand tu seras en état... 22/05/2005connardil se reconnaitra... 20/05/2005Dans 2 semaines, c'est la fin des cours et le début des révisions...
Dans 3 semaines, c'est la fin des révisions et le début des exams...
Dans un peu plus d'un mois, c'est la fin des vacances et le début du stage...
Tout se buscule et c'est pas plus mal, ça m'empeche de réfléchir.
D'ailleurs en ce moment, j'applique ce principe à fond. J'agis à fond et je profite des derniers jours qui me restent à Bordeaux.
Je profite de mes amis... Yovana part au Canada, Loic et Marilyne n'ont pas encore trouvé, peut être partiront-ils en Autriche ou bien resteront-ils en France c'est pas encore bien sûr. Les au-revoirs vont être difficiles. Mais on accumule un maximum de souvenirs pour traverser cette longue période de jeun affectif. Souvent je regarde nos photos le soir. Les souvenirs me sautent immédiatement au visage. C'est la première fois que j'ai des amis aussi intimes. Peut être que c'est la première fois que je suis assez mature, aussi capable de m'ouvrir sur les autres pour en avoir. Tout est tellement fluide avec eux. Je suis le vrai Mathieu avec eux, celui qui se fout des inhibitions. J'aime ce Mathieu, il est capable de pleurer et de rire sans aucune retenue. Je sais que tout ira bien. C'est mes potes.
Ceux que chantent Brassens.
Je profite de Bordeaux... Je marche dans les rues. Je profite de ces bars, je profite de ces journées ensoleillées. Là aussi je garde énormemment de souvenirs. C'est la ville de la libération, de la decouverte, de l'initiation... Mais deux ans dans un même lieu, c'est étouffant aussi. Je commence à saturer. Je suis encore assez avide de nouveautés. J'ai hate de découvrir de nouvelles rues, de nouvelles places, de nouveaux bars, un nouveau fleuve. J'apprécierai encore plus mon retour ici. J'ai parlé à ma maitre de stage et elle m'a dit que c'était facile de voyager pendant mon stage. Partir un week end à Vienne, un petit tour sur le Danube... Elle est super sympa, je sens que l'ambiance là bas est conviviale ! Tant mieux...
Je profite des mecs... Après mes rateaux à profusion ces derniers temps, j'ai donc décidé de ne plus essayer de tout analyser et de me morfondre. C'est pas grave ! Alors du coup je profite. Je ne sais pas comment est la vie gay à Budapest alors je préfère faire des réserves de sexe avant de partir. Finis de se prendre la tête. Je réalise certains de mes fantasmes. On ne finit jamais d'apprendre sur le sexe. Il n'y a pas de règles et c'est assez destabilisant. Ce qui fait jouir un mec en 30 secondes laisse de marbre celui qui suit. Mais certaines zones, certains mouvement, certains gestes restent universels. J'aime ce petit jeu de piste et je compte bien devenir assez bon pour que l'Elu puisse en profiter au maximum.
Je profite de moi aussi ... Je suis bien avec moi même ces derniers temps. Plus de contradictions, plus de degoût, plus de remise en question. Bref, tout n'est pas gagné mais j'ai remis pas mal de chose en ordre et je prepare la place pour ce qui arrive...
Voilà, voilà... Tout va bien alors je ressens pas forcement le besoin d'écrire d'où le ralentissement de mon blogage. Mieux vaut peu de posts encourageants qu'une multitude de posts déprimants, non ? 16/05/2005Toute la pluie tombe sur moi !Je rentre du ciné. Beau temps.
Film...
Je sors du ciné. Grosse averse.
Tout le monde se réfugit sous des toits, dans des magasins, dans des voitures. Je n'ai pas pris mon parapluie.
J'hésite quelques secondes et finalement je sors. Je sens la première goutte qui est toujours désagréable et puis on s'y fait et me voilà vite trempé des pieds à la tête. Finalement c'est assez agréable...
Je me prend à rire dans la rue, les gens doivent me prendre pour un fou mais peut importe.
J'aime bien ces moments où le monde extérieur s'estompe et où les inhibitions tombent. Bref, ça m'a bien requinqué cette petite averse et ça fait du bien !
14/05/2005Apprentissage...Cette après-midi, petite sortie cinéma.
Je suis allé voir "Avant qu'il ne soit trop tard" et j'ai été très très agréablement surpris.
Des histoires d'amours, des amis, des amants ... Mais ce film m'a interpellé également sur la vision de l'amour que nous donne les médias.
Mes parents ne se sont jamais aimés, du moins pas après ma naissance. La seule initiation au sentiment amoureux que j'ai eu c'est donc fait par les films, les séries et tout ce qui passait par la télé. Et en y réfléchissant un peu je me rend compte que c'est loin d'approcher la vérité. Deux personnes qui tombent amoureux en un clin d'oeil et qui s'aiment sans aucune dispute jusqu'à leur mort. Deux meilleurs amis qui ignorent leur amour pendant leur jeunesse et qui se découvrent 15 ans plus tard à la réunion des anciens élèves. Tous ces genres de scénari me paraissent incongrus!
Mais j'ai grandi avec ça et peut être qu'inconsciemment je m'étais persuadé que l'amour c'était comme à la télé.
Comme je me trompais... Plus je grandis et moins je sais comment m'y prendre. Je me rends compte que l'amour est question de compromis, d'obstacles et que c'est une lutte permanente. Tout de suite, c'est moins reluisant...
Moins reluisant mais toujours aussi indispensable, vitale !
Tous les efforts que j'essaye de faire en ce moment consistent à abandonner la vision dorée que j'avais de l'amour et d'accepter la vraie vie. C'est difficile mais c'est indispensable.
Je m'en sens capable. Je me suis endurci, je me suis construis. Maintenant reste plus qu'à tenter l'aventure.
Je ne sais pas quand ça me tombera dessus mais je suis prêt à l'affronter. 10/05/2005Vive les vents ...Depuis toujours j'ai besoin de ressentir la reconnaissance des autres.
C'est peut être ça qui a fait de moi un bon élève. Une volonté que l'on me remarque et que l'on m'apprécie.
Mais c'est à double tranchant. On vous apprécie pour ce que vous produisez et non pas pour ce que vous êtes réellement.
C'est aussi périlleux pour ma vie personnelle. Je suis constamment en recherche de preuves d'amour et d'affection. Je suis chiant avec mes amis dès qu'ils vont voir d'autres gens ou dès qu'ils m'accordent moins de temps.
Je suis chiant avec mes copains à tout le temps quémander des signes de tendresse et d'amour. Je provoque même des conflits pour qu'ils reviennent vers moi et qu'ils me disent à quel point ils m'aiment et à quel point ils ont eu peur de me perdre.
Mais tout ça est dangereux car je cerne mal les frontières et il se peut qu'un jour ou l'autre j'aille trop loin. Mais plus j'avance dans ce petit jeu pervers et plus j'ai besoin d'endurer leur amour.
Tout ceci est du à un profond manque de confiance en moi.
Tout ceci est du à un profond sentiment de peur. Peur de n'être pas aimer, peur de n'être pas accepter, peur de décevoir, peur de beaucoup trop de choses.
Ce ne sont que quelques lignes mais elles sont très pesantes. Je sais que j'ai un problème avec ça mais je n'arrive pas à m'en défaire. Combien de personnes vais-je devoir perdre, combien de douleurs vais-je encore devoir endurer avant de parvenir à une "guérison" ?
Et encore ... Une solution existe-t-elle réellement ?
Bref, vivement mon départ pourBudapest. Un isolement, c'est parfaitement ce que j'ai besoin en ce moment.
Je serai seul. Et au moins quand on est seul, on ne risque pas de perdre quelqu'un. 01/05/2005Mes au-revoirs...Quand j'étais petit, j'habitais en Savoie et ma grand-mère paternelle habitait à Marseille. J'allais la voir une fois par an. Je me rappelle ces au-revoirs. Ils étaient déchirants.
Je me rappelle ma mère qui me dit qu'il faut dire au revoir. Je me rappelle ma grand mère qui me dit qu'il ne faut pas que je sois triste parce que ça la rendrait triste. Je me rappelle que j'essayais de ne pas pleurer quand elle me serrait contre elle. Je me rappelle que c'était toujours à ce moment là que je commencais à pleurer. Je ne faisais pas de caprice car je savais qu'il fallait partir mais je pleurer quand même, je ne pouvais pas m'en empecher.
Je me rappelle que je lui disais au revoir par la fenêtre de la voiture et que je pleurais longtemps ... Parfois même jusqu'à notre retour à la maison.
Je me rappelle mes 18 ans, le bac, le départ de chez maman. Je ne pensais pas du tout que ce serait difficile à ce point. Je me rappelle que j'arrive avec le camion. Maman s'effondre rien qu'en me voyant arriver. Je ne pensais pas qu'elle réagirai comme ça. Elle semblait si fragile, si désemparée. Je l'ai prise dans mes bras et je lui ai dis qu'il était temps que je mène ma vie seul, qu'il fallait que je grandisse, qu'il fallait que j'apprenne ce qu'était la vie. On est resté l'un contre l'autre un long moment puis elle a chargée les cartons, elle arrêtait pas de me donner des choses : des casseroles, la télé, des assiettes, des verres, des bibelots ... Et puis il a fallu partir. J'ai pleuré, elle a pleuré. Je l'ai vu disparaitre dans le retroviseur. Une épreuve très difficile...
Je me rappelle avoir dit au revoir à mes amis juste pour un été. Un été ça parait long mais c'est très long aussi ... Une soirée comme une autre mais pas vraiment car on sait que le lendemain on se retrouvera pas à l'école... Je me rappelle nos regards, tous serrés les uns contre les autres. Une larme par ci, un soupir par là mais un profond silence qui voulait tout dire... Plus que des amis, une famille.
Je me rappelle un soir juste avant de partir à Marseille. Il passe me voir pour me dire au revoir... On parle, il a l'air triste, je n'ose pas le prendre dans mes bras pour lui dire que tout ira bien... Tout a l'air différent en cette soirée. Je l'accompagne en bas de l'escalier, je lui au revoir, je le prend dans mes bras pour essayer de garder encore un peu plus ce lien, cette affection. On s'embrasse, on se dit qu'on s'oublie pas et qu'on va vite se revoir... Tout change.
Je ne me rappelle pas d'événement particulier avec Laurent. Ca c'est finit alors que je ne l'envisageais pas du tout. Peut être la séparation la plus difficile. Elle n'a pas été vive. Ca n'a pas été une piqure d'abeille. Ca a duré. Une longue blessure. Une longue convalescence...
Tant d'au revoir et bientôt un autre. Des au revoirs qui ont bien été des au revoirs et des autres qui ont eu un coup d'adieu. Je suis fatigué de tant d'au revoir. J'ai envie d'un bonjour, d'un comment ça va et d'un on ne se quitte jamais. Je sens que je suis prêt pour ça mais il faudra patienter encore un peu.  |
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