25/07/2005Au revoir ...Aujourd'hui : jour des dernières fois...
Dernière fois de ma vie que je fais un déménagement comme celui là. Trop de choses, trop de choses lourdes, trop de choses encombrantes, trop de choses qui ne passent pas dans l'escalier, trop de choses qui restent au milieu du passage et qui me barre le chemin, trop de choses à entasser, trop de choses à se trimballer...
Dernière fois de ma vie que je fais autant le ménage. Trop de poussières, trop de toiles d'araignées, trop de bouloches qui s'accrochent au balais et qui ne veulent plus partir, trop de graisse brulée sur les plaques électriques, trop de trucs collants et méconnaissables qu'on ose à peine toucher, trop de sacs plastiques, trop de coups de balais, trop de mains toutes abimées après usage intensif de produits chimiques, trop de sueur.
Dernier Mc Do à Bordeaux avant longtemps. Et oui plus de chaises, plus de table, plus de couverts, plus de verres... Alors petit McDo, en plus c'est super bon en ce moment il y a le Mc Tasty :o) Bien évidemment je mange assis par terre et je m'en fous un peu de partout.
Dernierès petites correspondance par le net. Derniers au-revoirs, dernières promesses (vaines ou pas le temps le dira) que l'on garde contact et qu'on se verra vite, derniers petits bisous, derniers mails, derniers détours sur GA pour voir qui est là.
Dernière bière avec Y. assis en terrasse au Dick Turpins. Elle une Kilkenny, moi une Strongbow. De toute façon, c'est moi qui est la meilleure bière. Top j'ai gagné. Dernières fois avant longtemps qu'on se remémore nos souvenirs de prépa et d'école. Dernières fois avant longtemps qu'on garde ces magnifiques silences qui ont la puissance du vécu, dernières fois avant longtemps que la dame qui mendie pour la polio vient nous accoster, dernières fois que je matte les mecs derrière elle sans qu'elle s'en rende compte, dernière fois que je sens l'odeur de soufre de ses allumettes indiennes, dernières fois qu'on rentre bras dessus bras dessous à ma maison, dernière fois qu'elle me fait la blague du je vais sonner chez ta voisine, dernière fois qu'on se quitte en se disant à demain.
Derniers pianotements avant longtemps. Je pars demain en savoie avec mes friends et pas d'accès au net. Prochaine connexion sur la toile en août probablement quand j'aurais compris comment avoir internet en Hongrie. Mais peut être est-ce la fin de ce blog...
J'écris sur du papier depuis peu, sur un beau journal fais de cellulose et le contact de l'encre et du papier n'est pas comparable au contact de ma peau et des touches. Le bruit de la plume qui frotte contre le papier n'est pas comparable au clic clac des touches qui s'enfoncent. Je ne sais pas trop encore ... Mais je resterais en contact avec les quelques zigotos que je connais ici bien évidemment...
Voilà plein de dernières fois... Dans quelques secondes, dernières fois que j'etteins l'ordi dans cet appart, dernière fois que je ferme ces volets, dernière fois que je m'endors entre ces quatre murs.
Mais probablement première fois que je pleure en me remémorant tous les souvenirs TELLEMENT agréables que j'ai vécu dans cette chambre, dans cet appartement, dans cette rue, dans ce quartier, dans cette école, dans cette ville.
Allez Bordeaux, le chronomètre a commencé, dans 7 mois je serai de retour. Sois sage en m'attendant mais pas trop quand même et ne change pas trop que je te reconnaisse à mon retour.
Je t'aime...
Mathieu. 22/07/2005SURPRISE !!!!UN PD DANS KOH-LANTA !!!!!!!!
En plus le plus choupinou !!!!! Coming out ... suite ...Ma petite Y.
c'est bizarre de se retrouver devant une feuille blanche et de devoir te dire tout ce que j'ai à te dire. Peut être es-tu dans un train, à Bordeaux, en Colombie. Je ne sais pas...
Moi je suis dans mon lit, il est tard et j'écris cette lettre.
Pourquoi écrire une lettre et ne pas te dire tout ça en face ? Je ne sais pas trop, je me suis longtemps posé cette question.
Peut être que j'ai peur de ta réaction, peut être que j'ai peur que la confiance que tu as placé en moi ne soit atteinte. Ou peut être que je suis tout simplement lâche... Je ne sais pas.
Avec vous je parais sûr de moi, décidé, enthousiaste. Je le suis seulement en partie. J'ai également beaucoup d'appréhension, je manque de confiance en moi et ma plus grande peur est de décevoir ceux que j'aime.
Et je t'aime ma petite Y. Alors probablement que je montrais mon côté "positif" pour ne pas dévoiler ma plus grande peur. Stupide moyen de se protéger je l'avoue.
Tu es ma petite colombienne, celle qui est allée un fois au tableau en chausettes, ma camarade de PCR ratées, celle que j'adore chatouiller, celle avec qui j'adore me chamailler. Tu es beaucoup pour moi. Tellement. Pour moi l'amitié n'est pas un mot que j'emploie à la légère. C'est un lien très fort, très important. Vous êtes ma famille d'adoption, la famille que j'ai choisie.
Et à ce titre, je trouve que tu mérites la vérité. Et oui, pendant deux ans je t'ai caché une partie de ma personnalité. Et je n'ai plus envie d'inventer des escuses bidons, j'ai envie de partager ça avec toi.
Yovana, je suis homo, gay, PD...
C'est bizarre de l'écrire. Je sais que je l'ai écrit mais tu ne l'as pas encore lu. C'est un aveu à retardement. Je vais te voir demain. Je saurai que dans quelques jours tu vas apprendre la vérité et pourtant je serai toujours à tes yeux celui que Buffy adorait embrasser...
Et non, ce n'était pas une Buffy mais un petit démon.
Voilà c'est dit ...
Je ne sais pas trop comment tu vas réagir. Vas-tu être vexée, choquée, dégoutée, gênée... ? Tout ça pour te dire que ça ne change rien entre nous, je suis toujours le même Mathieu.
Pourquoi ne pas te l'avoir dit plus tôt ? On remet toujours à plus tard ce genre d'aveu. Des fois, on était tous les deux et je sentais que c'était le bon moment, qu'il fallait que je te le dise et puis un téléphone sonnait, quelqu'un passait trop proche... C'est facile de trouver une raison pour se défiler...
Voilà c'est dit. J'espère vraiment que ça ne changera rien entre nous ma petite Y.
Bon passons à des choses moins ... solennelles. On ne va plus se voir pendant je ne sais pas combien de temps. Je suis triste bien évidemment mais je suis heureux. Heureux parce que tu vas voir ta famille, heureux parce que tu vas quitter cette école de m...., heureux parce que tu vas commencer quelque chose de nouveau et de très excitant, heureux car je sais qu'on se reverra bientôt.
Voilà ma petite Y., j'ai écris tout ça d'un trait et j'ai dis à peu près tout ce que j'avais à te dire. La prochaine fois qu'on se parlera, je serais surement gêné. Ne t'en fais pas, ça passera vite...
Bon, séchons nos larmes.
Je te fais d'énormes bisous ma petite Y. et je te dis à très bientot.
Rodolphe et Hector t'embrassent aussi.
Et n'oublie pas ... Ce n'est qu'un au revoir.
Mathieu 19/07/2005QUEL HONTE !!!!Je regarde Top Model 2005 (et oui je n'ai pas honte) et j'ai vraiment honte pour ces personnes...
Autant les filles que les membres du "jury".
Jury entre guillements parce que pour moi, il n'y a vraiment aucune leçon à retirer de ces personnages.
Pour qui se prennent-ils ? Ils se permettent de rabaisser des autres personnes pour des raisons absolument absurdes !!! Ils négligent la personnalité et la confiance en soi pour la compétition et l'égocentrisme.
Et le pire c'est que des jeunes filles doivent regarder cette émission pleine d'espoir et se dire qu'elles doivent devenir comme ça.
Après la télé réalité, les séries débiles voici la dégradation des êtres humains. La transformation d'une jeune femme en une espèce d'objet qui n'a conscience que d'elle même et qui ne réfléchis plus. Qui a perdu son libre arbitre.
Merci encore M6.
13/07/2005Think differentDes nouvelles de Laurent...
Ca faisait longtemps.
Trop longtemps à mon goût.
J'ai encore du mal à accepter notre séparation.
J'éprouve de la haine, de la peur, de la frustration. Longtemps j'ai cru que ces sentiments étaient dirigés contre lui mais finalement je me rends compte qu'ils me sont adressés.
Longtemps j'ai regardé dans sa direction pour accuser sans penser à analyser mes fautes.
Finalement, cette rupture vient en grande partie de moi.
Avant de le rencontrer, j'étais perdu, désorienté, je ne savais pas quelles étaient mes priorités et je n'avais pas vraiment confiance dans la gente masculine.
Il m'a apporté des réponses, il m'a conforté dans mes choix. Il m'a donné confiance en moi. C'était agréable. Mais je n'ai pas su évoluer dans la bonne direction et il a préféré rompre.
Je lui en ai voulu car je pensais qu'ils m'avaient retiré tous ces progrés, toutes ces découvertes, toutes ces avancées en me quittant. Et je me rend compte ce soir qu'il me les a simplement révélés. C'est à moi de les cultiver et de chercher à les obtenir pas aux autres. Je pensais qu'il devait me faire découvrir toutes ces facettes de ma personnalité alors qu'il m'avait simplement aidé à trouver le chemin.
Aujourd'hui tout parait tellement clair.
Ce soir les sombres destins paraissent tellement loin et sont remplacés par un grand espace blanc qu'il convient de remplir à ma guise.
Mais il faut aussi que je sois en accord avec moi même et que je fasse ces choix pour moi même, pour que je me sente bien peut importe ce que penseront les autres.
Je sens l'heure des révélations venir... En douceur, à mon rythme.
Mais voilà... Il me semble que l'on peut se connaitre et avancer qu'avec l'aide des autres. On n'a pas assez de recul avec soi même et certaines avancées sont douloureuses.
Mes amis partent à Nice, Vienne, Philadelphie, New York... On sera loin...
D'autres amis vivent leur propre vie maintenant et je n'ose peut etre pas les contacter de peur de me rendre compte que finalement je ne comptais pas tant que ça pour eux...
Je ne rencontre pas certains potentiels amis de peur de ne pas paraitre assez bien pour eux, de ne pas être à la hauteur.
Là encore, il va falloir faire quelques petites améliorations. J'en ai conscience.
Bref, grosse prise de conscience. Un peu tardive peut être. Peut être pas finalement...
10/07/2005du 9 au 10 juillet ...soirée spéciale ...
Se rappeller de son regard... 06/07/2005Vive LONDRES !!!!!Ceux qui n'ont pas voulu de l'Europe n'ont pas interet à pleurer parce qu'on a pas eu le Monde !!!!
Et puis Londres c'est quand même plus dynamique que Paris ... 04/07/2005BordeauxIl est des au-revoirs qui ne coincident pas réellement avec la derniere image, avec la dernière embrassade, avec le dernier baiser.
C'est un sentiment relativement étrange... Par exemple, avec M. et Y., c'est cette bière bue il y a quelques jours qui marque dans mon esprit notre séparation forcée de quelques mois. C'est une sensation qui me tombe dessus sans que je puisse la prévoir. C'est un concours de circonstances. Là c'était les regards, la luminosité, les silences, les sourires... Tous ces facteurs se sont subitement assemblés les uns aux autres sans que je sache pourquoi pour former un souvenir puissant. Suffisamment puissant pour que je sache que c'est à ce souvenir que je me raccrocherai dans quelques mois lorsque je serai perdu dans la loitaine Hongrie et que mes amis me manquerons.
J'ai un souvenir comme celui ci pour chaque personne qui compte pour moi, pour chaque période marquante de ma vie.
Et ce soir, ce fut le tour de Bordeaux. Difficile d'exprimer tout ce que représente cette ville pour moi. Je marchais, il faisait légèrement frais. Je pouvais passer par cette rue pour rentrer chez moi mais j'ai fais le détour par cette place pour marcher un peu. Arrivé à la dite place, pourquoi ne pas pousser un peu plus loin pour aller à cet endroit où on a tant rit le soir de mon anniversaire. Et peu à peu, pas après pas, j'ai fais le tour de tous les endroits marquants, de tous les lieux où j'ai vécu pendant deux ans. Des lieux avec des souvenirs agréables (le coin du Virgin où j'ai vu L. pour la première fois), un peu alcoolisés (en face de l'Entrecote où on a mimé la traduction protéique), dénudés (la Victoire où j'ai montré mon cul à au moins 50 personnes ...), larmoyants (la place en face de l'Alligator), chantants (pas loin de République là où allait au karaoké) ...
Impossible de tous les résumer.
Ce soir je les ai tous visités une dernière fois... Je les emporte avec moi. Les meilleurs comme les pires. Car la vie ce n'est pas que des moments joyeux.
Bordeaux... Ce n'est qu'un au revoir.  |