J'écoute : Damien Rice (Cold Water, Eskimo) / The Fray (How to save a life) / Snow Patrol (Chasing Cars)
Je regarde : Grey's Anatomy encore et toujours
Je lis : Les bienveillantes
Je joue : Peu
Je mange : Peu
Je bois : Peu
Je cite : Je supporte plus les citations apres mes epreuves de francais
(mis à jour vendredi 10 novembre 2006 à 16:07)

31/03/2007

31/03/07 - 21:31

** Bruit d'annonce genre le nouveau truc pourri de la SNCF **

Mesdames (c'est juste pour le style parce que les madames ben euh ...), Messieurs (de suite plus interessant),

veuillez prendre note que le petit Mathieu a décidé de s'expatrier en ... BELGIQUE (on ne rit pas) !
Il débarquera donc en gare de Bruxelles dès le 16 avril 2007 et ce pour une durée indeterminée.

Merci de votre attention et bonne continuation !

13/03/2007

13/03/07 - 18:17

Rectificatif

Il est coutume de s'entendre dire, nous enfants, les réflexions suivantes : "Soit un peu respectueux de tes parents, tu leur dois la vie" ou bien "Tu n'as aucune reconnaissance pour tes parents, tu es un fils indigne" et autres remontrances de ce genre...
Or, on oublie souvent de préciser qu'enfanter est l'acte le plus égoïste qui soit au monde. En effet, une ou deux personnes décident unilatéralement de donner naissance ou d'assumer la charge d'un être sans défense. Peu importe si ce monde est sans pitié pour ce dernier et peu importe s'il ressentira des difficultés à s'adapter.

Enfanter, pourquoi faire ? Là encore, la réponse n'appelle qu'égoïsme... Combien de couples ont fait un enfant pour essayer de résoudre leurs difficultés passagères ? Combien de couples ont fait un enfant pour toucher plus d'allocations familiales ? Combien de personnes se sont décider à adopter pour être moins seules dans ce monde ? Combien de couples se sont décidés à faire un enfant pour essayer d'avoir un garçon alors qu'ils avaient eu une fille lors d'une première tentative ?
Ainsi un enfant est la solution envisagée pour résoudre un problème affectif, financier ou bien culturel.

Quelques minutes de plaisir et neuf mois plus tard ou bien quelques années de procédures acharnées plus tard : voici l'enfant tant désiré !
Je ne remets pas en cause ici la volonté des parents de vouloir le bonheur pour leur enfant. Mais parfois la notion du bonheur propre aux parents est différente de celle perçue par leur enfant et certains esprits rigides ne peuvent tolérer que leur progéniture, le prolongement d'eux même, aille à l'encontre de leurs principes. S'en suit drame et souffrance pour tout le monde.
Parfois les parents luttent pour procurer du bonheur à leur enfant mais ils ne disposent pas de conditions favorables que ce soit au niveau financier, intellectuel, etc. S'en suit une réelle souffrance là encore partagée par tous.
Ainsi même si l'on cherche à bien faire, on n'arrive pas forcément à l'objectif fixé !

Et l'enfant grandi et devient un adulte. Qu'il soit heureux ou triste, sa vie dont il est maître lui a été paradoxalement imposée. Le suicide est l'acte qui exprime le rejet de cette soumission à la vie. Car la vie n'est pas la seule option.

Enfin, quelle attitude avoir vis-à-vis de ses parents ? J'aime profondément mes parents qui ont tout fait et qui feront toujours tout pour que je sois heureux. Ils se sont privés pour que je réussisse mes études et que ma vie soit la plus facile possible. Mais au fond de moi je ne puis m'empêcher de penser que toutes les batailles qu'il a fallu déjà livrées ne sont que la résultante de leur propre désir. Ma création avait pour but de satisfaire à leurs exigences. Si elles ne sont pas remplies, ma vie a-t-elle alors un sens ? Leur dois-je reconnaissance éternelle et obéissance ? Et bien à mon tour je vais être égoïste en disant non ! Je considère que les batailles que j'ai du endurées, les efforts que j'ai du consentir, les désillusions que j'ai rencontrées suite à leur acte fondateur sont le prix à payer pour ma propre souveraineté. Les souffrances sont émancipatrices et je ne leur suis plus lié. L'affection que j'ai pour eux reste entière et sincère mais je considère que l'on est quitte.

A l'heure où la procréation devient un acte volontaire (les moyens de contraception ne manquent pas !), chacun doit donc assumer ses choix ! Pour ma part, il est clair que je n'aurais pas d'enfant. Je ne conçois pas d'imposer à un individu tant d'efforts alors qu'il n'a rien demandé. Je ne puis m'assurer d'être un bon parent alors je ne préfère pas prendre le risque d'engendrer souffrance et désillusion. C'est un acte volontaire et je l'assume totalement quitte à passer pour un égoïste en ne pensant qu'à mon propre bonheur mais je pense au contraire être profondément humaniste en ne provoquant pas de souffrance supplémentaire dans ce monde qui en connaît tant !