OUI ! mais ... ou NON ! mais ...
Avez-vous déjà été en couple ? Amoureux ? Ressenti ce doux sentiment ? Cette sensation de n'être jamais seul ou que vous soyez ? Que quelqu'un, quelque part, n'était pas totalement un inconnu et que son destin était irrémédiablement lié au sien ?
Avez-vous déjà été célibataire ? Je veux dire un vrai célibataire, un célibatant ? Libre ? Ressenti cet étrange sentiment ? Cette sensation de pouvoir entreprendre ce que vous voulez, quand vous le voulez ? Cette vague qui vous submerge en entrant dans un bar ou une boîte et de se dire que tous ces beaux mecs dansant et suant en face de vous sont autant de mêts succulents auxquels vous pouvez succomber ?
D'un autre côté avez-vu connu la déception ? La douleur ? Le déchirement ? La fin d'une relation ? Son achévement inéluctable et la sensation du manque, du désespoir, de la solitude ? Ressortir un cadeau, relire un message, regarder une photo et avoir la cruelle sensation que cet Eden perdu ne sera plus jamais accessible ?
Et n'avez vous pas été dégouté de la chair ? Un déferlement de chair ? Un dégout de l'excès ? Une boulimie de corps, de muscles et de sueur ? La sensation de n'être plus qu'une machine, un robot qui englouti de la chair et qui consomme ?
Deux idéaux et deux revers... Mais la question est : quel serait votre inclinaison ? Et encore plus important : le choix est-il indispensable ?
Je pense que les revers sont inévitables, on ne peut pas les éviter mais le choix reste entier pour tout le reste ...
Je viens de lire "Théorie du corps amoureux" de Michel Onfray et on peut dire que son analyse est interessante. Il defend avant tout le libertinage et les actes qui n'entravent pas notre liberté. C'est argumenté et très interessant à lire.
Ainsi ne serait-il pas possible de gagner sur les 2 tableaux ?
Pourquoi croire en ce modèle purement hétérosexuel et catholique du couple à deux ? Pourquoi s'arreter au nombre 2 ? Un couple à 3, 4 ou plus ne serait-il pas viable ? Ou bien alors un couple à 2 mais totalement ouvert, qui ne se fixe aucune limite sinon le bonheur des protagonistes ?
Et quel interêt de se fixer des limites ? La vie n'est qu'une succesion de limites et on évolue d'une limite à une autre. Quand un acte parvient à la frontière de l'acceptable alors on change d'objectif pour déplacer les limites et on évolue jusqu'à atteindre la prochaine.
Je ne rentre pas dans cette mentalité, je vis ma vie comme je l'entends et je ne me fixe pas de limite. J'expérimente toutes les formes de sexualité, toutes les formes d'amitié, toutes les formes d'amour... Mais je me trouve confronté à la société et à ses limites. Je me cogne contre les barrières établies et les chocs sont parfois brutaux. Mais je ne me résigne pas ... Je me dis que quelque part je trouverais ma meute, mes compratiotes, mes égarés. Je prend l'engagement de mener ma vie comme je l'entends quitte à décevoir, choquer, outrer ... Ma vie reste ma vie autant que je sois en accord avec elle !
17/02/07 - 17:40
Moi j'ai essayé le couple libre...je suis trop possessif pour ça
bip76