Mon histoire dans GA Lanta
Lorsque mon Sorty adoré me propose de me lancer dans cette aventure, je n’ai pas envie de peser le pour et le contre. Faire comme d’habitude : intuition, irrationnelle – peut-être, immédiateté, aventure, innovation, découverte, découverte surtout. De l’extérieur, il est fort à parier que le Lanta de GA manque de relief ; je me dis que, moi aussi, sous peu, j’aurai du mal à en saisir tous les tenants et les aboutissants. Mais voilà, une fois à l’intérieur, tout change : et le décor ne se borne jamais à la désillusion d’un simple clavier azerty.
Retrouver la Potiche, Rogue ou Gayteur, se dire que ces affinités ne peuvent être que bénéfiques pour le gain du jeu ; et cette envie parfois qui vous prend d’aller trop vite, de voir trop loin, d’oublier l’humanité qui vous caractérise et que l’action tend à dissiper progressivement. Mais c’est cette humanité qui se rappelle à moi tout au long des étapes : l’élimination de Hub, les états d’âme d’Elegy, les silences de Yomot, jusqu’au départ forcé de Gayteur et au sentiment de trahison que j’ai pu ressentir.
Pour comprendre finalement que loin d’avoir perdu, j’ai gagné beaucoup : cette élimination est quelque part un soulagement, le sentiment d’avoir compris avant même de devoir partir le fondement de mes erreurs ; je ne parle pas de celles qui ont eu raison de moi dans le jeu, mais de celles que ma morale a pu éprouver durant ces quelques semaines. Se retourner, et comprendre que la défaite n’est qu’un cadeau qui s’offre à soi, de ces gens que j’ai su connaître, apprécier, de cette histoire que quelques paragraphes n’arriveront pas à vous faire toucher du doigt mais que je garde tout contre moi comme un trésor personnel.
14/02/05 - 21:25
Clap Clap Clap !
fotex