Visiblement
Les socialistes n'ont toujours pas compris leur dérouillée de 2002. Ils ont passé la soirée d'hier à rejeter le vote des français sur la politique du gouvernement, oubliant une fois de plus que le peu d'électorat qui leur reste les a désavoué. Les politiques ont tenté de se refiler le bébé. Et aujourd'hui, les éditorialistes et les élites tentent de nous expliquer que nous nous sommes trompés.
Rien n'a été tirée de ces vingt dernières années. Rien n'a d'ailleurs été tiré de ce vote : ceux-là mêmes qui craichaient hier sur les électeurs de Le Pen, sans jamais avoir compris qui ils sont, ni pourquoi ils votent ainsi, s'adonnent aux mêmes propos réducteurs aujourd'hui. Les mêmes visages reviennent inlassablement. Inlassablement, pas tout à fait. Nous sommes lassés des belles leçons que certains ne se dispensent pas de nous donner : il est bien caractéristique des élites de toujours croire qu'elles ont raison, envers et contre tous.
Et au final, à l'heure où rien à gauche ne semble pointer son nez en vue de reconquérir les voix de gauche, parties depuis fort longtemps aux extrêmes, un probable président tire une nouvelle fois ses marrons du feu, malgré la défaite.
30/05/05 - 17:05
"il est bien caractéristique des élites de toujours croire qu'elles ont raison, envers et contre tous."
C'est mal de croire qu'on a raison (qu'on soit une "élite" ou non d'ailleurs ?)
Les gens qui pensaient ce traité bon auraient dû voter "non" et ceux qui le jugeaient mauvais auraient dû voter "oui", par humilité ?
anatole