31/10/2005Chronique d'un dimanche heureux- Papotage avec Klendal qui serait bien avisé de suivre mon conseil et d'aller voir "match point"
- Dragouillage par un choupinou bien plus dégourdi que moi à son age dans le train vers Paris (me faire du pied à la vue de sa grande soeur, d'une vieille dame et d'un autre passager, non mais des fois!)
- Arrivée trop tard pour l'expo Mélancolie au grand palais mais récupérage à la sortie de Pyram, Fred30ans et Magicvince
- Evacuation des lieux juste avant une rando roller (c'est beau le jaune, hein Pyram)
- Direction République pour une tea-party très GAienne. Merci pour votre accueil Sycomore
- Hammam humide et chaud, massages en série et soins intensifs de nos petits corps supervisés par la Potiche. Survole, Clx et Ze_Fabulous sont sortis tout propre de cette aventure
- Graissage de doigts autour d'un pot de Chicken Wings histoire de ne pas rester trop propres
- Retour à pieds Gare d'Austerlitz par la rive gauche
- Bises à Oxol qui était resté coincé dans mon ordi
Ce soir, pour m'endormir, je vais compter les GAiens que j'ai croisé dans la journée 19/10/2005Torch song trilogy vs Torch song trilogy

Avant toutes choses, il vous reste seulement 10 jours pour découvrir la pièce au théatre “Le vingtième”. Foncez sur “billetreduc.com” plutôt que de lire mon post. Pour le film, “DVDimport.com”, c’est bien aussi.
“Torch song trilogy” raconte en trois tableaux la vie d’un chanteur de cabaret transformiste (Harvey Fierstein dans le film (auteur de la pièce), Eric Guého dans la pièce). Chaque tableau s’attache à son rapport avec les trois hommes qui vont jalonner sa vie: un bisexuel trentenaire qui vit mal sa différence et n’assume pas sa préférence pour les hommes auprès de ses proches (Brian Kerwin/Frédéric Chevaux), un mannequin d’une vingtaine d’années, homosexuel assumé (Matthew Broderick/Firmin David), et un fils adoptif de 15 ans, lui aussi homosexuel (Eddie Castrodad/Thomas Maurion). Ajoutez à cela la mère juive du personnage principal qui traverse le récit tel un bulldoser (Anne Bancroft/Rosine Cadoret).
J’ai découvert le film dans les années 80, à une époque où mon acnée envahissante attestait de mon jeune age. Le film m’avait bouleversé.
Il y a quelques jours, j'ai assisté à la pièce, là aussi j'ai été bouleversé et le tonnerre d’aplaudissements qui a suivi le tombé de rideau me laisse penser que je n’ai pas été le seul.
Aussitôt rentré, j’ai re-visionné le film pour comparer le traitement de l’histoire et l’interprétation des personnages.
J’ai préféré, pour le premier tableau, la mise en scène cinématographique. D’une part, elle met plus en valeur le monologue d’ouverture et d’autre part, permet aux numéros musicaux de prendre toutes leurs dimensions. On découvre par ailleurs des personnages secondaires hauts en couleurs. Les contraintes de la mise en scène de théatre figent un peu les situations.
Pour le deuxième tableau, bien que Matthew Broderick ait été le fantasme de mes jeunes années, je dois reconnaitre que Firmin David emmène le rôle avec un dynamisme et une réelle fraicheur qui renvoie l’interprétation de Broderick au niveau d'un Roger Moore (bon, là, j’exagère un peu). Par contre, le film permet le traitement de scènes complémentaires et quelques belles répliques ainsi qu’ une scène dramatique simplement évoquée dans la pièce.
Le troisième tableau, enfin, ammène le film et la pièce au même niveau. Un savant cocktail d’humour et d’émotion, et des dialogues lancés à mille à l’heure. L’esprit de la mère juive est plus soutenu dans le film, mais je pense qu’il s’agit des effets de l’adaptation française, magnifique, au demeurant (Christian Bordeleau).
Bon, si vous êtes encore en train de lire ce post, vous aurez compris qu’il faut avoir vu les deux versions de “Torch song trilogy” , chacune étant complémentaire de l’autre. |
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