31/01/2006la montagne à l'arrière casséJe ne vais pas développer un argumentaire sur trois paragraphes (finalement si), mais je suis surpris moi-même d'être resté totalement insensible à la vision, dimanche dernier, de ce tout-le-monde-est-d'accord-pour-dire-que-c'est-magnifique film.
Pourtant, j'avais tous les symptômes du bon client pour m'identifier aux personnages: je suis spécialisé dans les relations impossibles, contrariées ou torturées à souhait, le non-dit est mon fond de commerce.
Alors pourquoi est-ce que je n'ai rien senti transpirer de ce film. Pourquoi suis-je resté si distant de ces deux cowboys amoureux. Pourquoi est-ce que je n'ai pas pleuré dimanche. sans commentaireG.A. sans commentaire, c'est comme le "café du commerce" sans ses brêves de comptoir: il manque l'essentiel.
29/01/2006Je savais qu’il était présent, là, à quelques pas de moi. J’avais apperçu son visage quand nous étions passé devant une vitrine éclairée. Il me suivait depuis quelques minutes. Je venais de m’engager dans ce passage. Par défi. Par envie. A quelques mètres d’un réverbère, je stoppe. J’attend dans la peinombre. J’entend ses pas sur le pavé humide se rapprocher. Il ralenti. Il est tout près de moi. Je sens maintenant son souffle dans ma nuque. Immobile, je retiens ma respiration. Son bras m’enlasse, il me fait faire demi tour. Son regard noir se plonge dans mes yeux. Ses lèvres se posent sur les miennes. Nos langues se mèlent. Nous partons. Ensemble. 10/01/2006Je préfère qu'on reste amantsc'est mieux comme ça. 07/01/2006Le garçon du train de 14h02 (épisode 2)Voilà. Je suis assis à une table de l’Open, je bois une gorgée de mon capuccino avant de terminer le récit de ce voyage ferroviaire.
Le garçon est toujours endormi. Nous arrivons bientôt gare d'Austerlitz.
Il se réveille et j’engage la conversation. Est-il étudiant en cinéma? Fait-il un travail particulier autour de Claire Denis. Je travaille dans un cinéma à Orléans. Habite-t-il Orléans ou Paris? Je le trouve charmant et j’aimerais boire un café avec lui en arrivant à Paris, ou un autre jour à Orléans, peut-être. Pourquoi aucun son ne sort de ma bouche? pourquoi est-ce si difficile de prononcer ces quelques phrases à un inconnu?
Je saisi un papier et mon stylo. Qu’est-ce que j’inscrit, mon numéro de téléphone et mon prénom, une petite phrase d’accroche en plus? Vite, on passe la bibliothèque François Mittérand. Le train va entrer en gare. Ma feuille de papier reste vierge. Je me déteste. pourquoi cette paralysie?
Le train s’arrête. Nous nous habillons. Il lève les bras pour saisir ses bagages et laisse apparaitre un ventre à la pilosité intéressante. Je le laisse me précéder pour sortir du train. Je n’ai toujours rien dit, rien fait pour l’aborder.
Nous nous dirigeons vers la station de métro, je tente de le dépasser pour arriver sur le quai avant lui et tenter de lui parler une ultime fois. Je passe le tourniquet le premier. Je me retourne, il s’est arrêté au distributeur pour acheter des tickets. Pas de carte orange, peut-être une chance qu’il soit orléanais.
J’attend sur le quai, un métro arrive, les voyageurs montent. Pas moi. Je ne le vois pas sur le quai en face, il n’est pas non plus sur ce quai. Une nouvelle rame arrive. Je monte. Adieu joli garçon. 06/01/2006Le garçon du train de 14h02 (épisode 1)Il est assis en face de moi, absorbé par sa lecture. Un garçon jeune. 23 ans, 24 ans ? Pas plus. Je l’avais remarqué sur le quai de la gare en arrivant. Une valise, une besace et un étuis. Un instrument de musique, je suppose. Clarinette ou flute.
J’aime le hasard des rencontres. J’ai évidement choisi de m’installer en face de lui quand j’ai traversé le wagon. Mais quelle intervention céleste a fait que ce garçon, apperçu quelques minutes plus tôt, se retrouve là, en face de moi.
J’écris ces phrases dans le feu de l’action, il est là, face à moi. Il m’adresse la parole, me demande de lui donner une feuille de papier. Nous sommes là à écrire, chacun de notre côté. Moi de lui, lui d’un tout autre sujet. Mais lequel? Peu importe. J’aime cet instant de communion.
Je l’observe. Il a la peau claire, les cheveux courts avec une houpette. Quelques taches de rousseur sur le visage, mais il n’est pas roux. Il est chatain. Sa barbe de deux jours rend son visage moins enfantin. Pendant qu’il lit (et porte des commentaires sur la feuilles que je lui ai donné), il joue avec sa langue dans sa bouche en faisant enfler sa joue. Trop mignon. Ses lèvres sont fines, bien dessinées et de couleur framboise. J’attends qu’il lève les yeux, je crois qu’ils sont verts mais je ne les vois pas très bien.
Il est plongé dans son livre. S’il relève la tête, je vais devoir feindre le regard vide de l’auteur en mal d’inspiration. Son livre traite de Claire Denis. Edition en langue anglaise. Je n’ose pas l’aborder. Pourtant, ce serait l’occasion rêvée. Je travaille dans un cinéma, Claire Denis est une réalisatrice plutôt “art et essai”. Ah, ses yeux sont verts marrons. Je regarde les paysages monotones de la beauce en hiver histoire d’arrêter de le fixer. Comment l’aborder? Merde Ze_Fab’, trouves un truc!
Tiens, il a un rivesan au poignet, ou alors c’est une montre design et j’ai mal vu. Non, une montre se porte à gauche, pas à à droite. Je n’ai pas vu un seul film de Claire Denis. Il semble avoir les épaules larges. A-t-il du poil sur le torse? Ses sourcils sont fins, mais pas épilés. Ses mains sont blanches, peu poilues. Qu’est ce que je pourrais bien dire à propos de Claire Denis? J’ai même pas deux phrases bidon sur sa filmo qui me viennent à l’esprit. Pantalon de velour bleu marine, pull camionneur. Tiens, il a quoi comme chaussure? Pourvu qu’il n’ai pas des chaussettes nases. Je ris tout seul de mes conneries.
Il resdresse la tête. Allez, les chaussures. Zut, je ne vois pas. Des chaussures de sport? Je fais tomber mon stylo. Pompes sympas, chaussettes noires sans motif. Tout va bien, garçon sobre. Très bien. Deux rivesans, un noir, un blanc. Son ami doit être électricien. Il écrit. Il lit. J’écris. Je le regarde.
Bon, opération ruse de sioux. Je passe un appel qui me permet de préciser que j’ai affaire au milieu du cinéma:
“Dis moi, c’est bien au cinéma Bastille, notre réunion à 16h30, et quel est le film projeté. Un film surprise, allez, dis-moi. Ca commence par Miss. Ah, je sais c’est le dernier Stephen Frears. Tu vois, je sais aussi faire parler les femmes. Non, non, mais je ne peux pas développer, je suis dans le train”
Maintenant, il a rangé son livre, son papier, son stylo et s’est assoupi pour les quelques minutes de voyage qui restent. Si j’arrive à quelque chose, je mérite une médaille. En tout cas, je viens lachement de prendre une photo de lui pendant son sommeil. Et je vais profiter du reste du voyage pour le regarder. C’est beau un garçon endormi. Je range mon stylo, j’espère le reprendre pour écrire une suite favorable à cette rencontre... 05/01/2006Karembeu et moi
Plusieurs amis me signalent que Canal + a diffusé une séquence sur Adriana Karembeu et moi (enfin surtout sur Adri ;-), lors de notre montée des Marches à Cannes en mai 2003 pour la projo de Swimming Pool.
Adri chérie, la prochaine fois que je suis à l'image en ta compagnie, t'es gentille, tu demandes aux paparazzi que je sois flouté, j'ai ma réputation, moi.
(I'm not a bodyguard, I'm a human being) 01/01/2006Mes meilleurs voeux pour 2006à tous les GAiens que j'ai eu la joie de croiser avec une pensée particulière à:
Pyram et la Potiche, grâce à eux, je peux faire la bise à un GAien et lui parler, plutôt que de faire un “clic” dessus,
Oxol et Vilaine, hébergeurs officiels de Ze_fabulous en 2005 (les candidatures 2006 sont les bienvenues), parce que les soirées GA ne finissent pas toujours avant 23h44,
La reine, euh, parce que c’est la Reine?,
Heimdall, parce que parfois le monde n’est pas fait que de petits bruns  |