23/05/2006Mon coloc à poil (Le Colocataire - saison 1 - épisode 2)
Mon coloc avait abordé le sujet juste avant de prendre sa douche vendredi matin. Mais je travaillais tôt vendredi et je partais directement à Paris après le travail.
Pendant la soirée, j'ai demandé conseils auprès de GAiens, noté toutes les astuces possibles afin de ne pas lui faire mal. Il faut dire que mon coloc n'a que 21 ans, c'était la première fois pour lui, et je dois avouer que j'étais un peu ému à l'idée que ce soit moi qui le fasse!
Mon week-end parisien terminé, nous sommes allé diner chez mon ex et son nouveau copain lundi soir pour qu'il se décontracte un peu. L'alcool aidant, on a pu discuter plus librement du sujet tous les quatre.
Finalement, la soirée terminée, nous sommes rentrés à la maison. Il était un peu tard, nous étions un peu ivres et à peine arrivés, il a voulu le faire alors que nous étions encore dans le salon. J'étais impatient, lui aussi.
J'aimais cette impression de dominer la situation, d'être celui qui maitrise les évènements. Je lui ai demandé d'enlever son T-shirt, puis il s'est mis à l'aise.
J'essayais de cacher que je tremblais légèrement puis j'ai posé ma main sur son épaule, et j'ai commencé, d'abord doucement, de peur de lui faire mal, et j'ai pris de l'assurance, j'y suis allé plus fermement, en un mouvement régulier. Il ne disait rien, pas un souffle. Il était content, je crois.
Une fois terminé, il s'est retourné vers moi, il m'a regardé avec ses jolis yeux noisettes et m'a dit merci. Nous étions face au miroir posé sur la cheminée, je lui ai dit de regarder son dos. Comme promis, je ne lui avais pas laissé de marques. Maintenant qu'il était épilé, rien ne s'opposait à ce que nous allions ensemble à la piscine. Ce que nous avons fais aujourd'hui.
16/05/2006Je monte les Marches si je veux!
Bon, j'avais tout bien prévu depuis le mois de janvier quand j'avais rempli mon formulaire d'accréditation pour le 59ème festival de Cannes. J'avais même changé ma photo d'identité (parce que la fois précédente, dans l'urgence, j'avais fourni une photo de forfait de ski, et les doudounes, en mai, sur la Croisette...).
J'avais posé ma semaine de vacances pile poil fin mai. Et puis le temps passe, je prévois un hébergement pour deux jours (oui, parce qu'une semaine à Cannes, quand c'est toi qui paie, c'est la ruine, même si tu te saoule gratos pour oublier). Bref, tous est prêt jusqu'à jeudi dernier où les choses se compliquent pour l'hébergement. J'ai beau téléphoner partout, même la suite "Robert Gueguidian" du Formule 1 de Cagnes sur Mer est réservée. J'abandonne donc l'idée, adieu réservation TGV, au placard la chemise col cassé, les boutons de manchette et le noeud pap'.
Dommage pour cette année, c'est quand même cool de se la péter avec son badge et de passer les barrières de sécurité du Martinez ou du Majestic, devant une foule de badeaux admiratifs, pour simplement aller pisser dans un palace, en compagnie ou pas de Patrick Bruel (histoire vécue), parce que tu le vaux bien.
Reste que la "Montée des Marches", c'est mort pour cette année. Consolation: les films que je vais rater sont "Marie-Antoinette" et "Indigènes" qui sortiront en salle de toute façon.
Pour le 60ème Festival de Cannes, promis, je ne me fais pas planter au dernier moment, je réserve tout de suite au camping des flots bleus...
13/05/2006retour à l'écoleJ'assistais jeudi dernier à une réunion profesionnelle dans l'école où 25 ans plus tôt j'apprenais mon métier d'opérateur projectionniste. Il y a 25 ans, cela s'appelais l'école Louis Lumière, nom beaucoup plus prestigieux que l'actuelle appélation: AFOMAV, mais là n'est pas mon propos. Le fait de revenir symboliquement sur mon passé a fait ressurgir un vrac de souvenirs, j'avais entre 15 et 17 ans, je quittais pour la première fois mon cocon familial orléanais pour découvrir la capitale, je me libérais aussi les pénibles moments de collège où mes attirances sexuelles me posaient de sérieux soucis.
A moi Paris, une vie nouvelle, de nouveaux amis, un futur métier et donc, de nouveaux souvenirs. Je me souviens d'avoir été ému devant "Fame" un mercredi soir au Gaumont Ambassade, et suite logique, d'avoir ri un vendredi soir au studio Galande en découvrant "the rocky horror picture show", je me souviens de l'Empire contre-attaque et de Superman, je me souviens des premiers Mc Do', je me souviens des premiers imports de films en VHS dans les magasins des Champs Elysées, je me souviens d'être allé fêter la victoire de Mitterand un soir de mai 81, je me souviens de Paris et ses lumières, je me souviens des pauses dans les bars et de mes premières cigarettes, je me souviens de mes bottes en daim, de mon pantalon en velour bordeau et peut-être de mon débardeur jaune (là, je ne sais pas si ce n'est pas un fantasme de mauvais goût), je me souviens aussi de ma première fellation, et que son auteur (puis bénéficiaire) écoutant en boucle Babooshka dans sa chambre rue Lecourbe (j'ai un rapport à Kate Bush assez particulier depuis...), je me souviens des premiers Walkman, je me souviens d'un concert de France Gall au Palais des Sports, je me souviens d'avoir fantasmé sur mes camarades de chambre à l'hotel tout pourri où nous étions hébergés pour les cours (bon, j'avoue, on a un peu joué à touche pipi), je me souviens des ballades quartier Mouffetard, avenue des Gobelins et place d'Italie sans le Gaumont Grand Ecran (comme quoi!), je me souviens que j'ai été heureux ces deux années là. 07/05/2006C.R.A.Z.Y.
http://www.ocean-films.com/crazy/
Où l'on apprend qu'on est tous des "mous", où l'on se souvient que Bowie dans les 70', c'était quand même mieux que dans les 80', où l'on crêve d'envie d'essayer les toasts au fer en rentrant chez soi. 06/05/2006Before the GAP
Bon, c'est bien beau, les soirées GA, mais qui organise la BEFORE dimanche après-midi.
Zerosix, désolé, je ne sais pas faire de roller!
04/05/2006Le Colocataire - saison 1 - épisode 1
Ca y est, ma bombe sexuelle est bien arrivée (comprenez mon colocataire héréto) dimanche dernier. Pour le moment, c'est plutôt le bonheur. Un vrai petit couple (c'est un peu spé, tout de même: no kiss, no sex). On laisse passer le 1er mai, et nous voila partis à Carrefour pour faire les courses de la semaine. Le coloc pousse le chariot, je rempli. Attente interminable aux caisses, et sur qui on tombe, un caissier PD qui fait dijoncter sa caisse juste à notre tour. Confusion générale. Attente interminable. Et moi mort de rire à l'idée que le caissier s'imagine des choses sur le gentil petit couple qu'il a en face de lui. Il faut dire que j'en fais des caisses, et le coloc joue le jeu.
Retour à la maison, autour du barbecue, merguez qui grillent et petit rosé bien frais pour accompagner la discussion qui glisse inmanquablement sur le caissier du soir, et sur les PD en général: en gros, comment ça marche?.
C'est curieux un hétéro.
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