Un coeur sauvage
Hier soir, avec le p'tit brun (oui, le p'tit brun est de plus en plus souvent chez moi le soir), hier soir, donc, nous avons visionné la captation de cette petite pièce jouée en son temps sur la scène (??) du Tango, temple de la kitchitude et de la toile cirée en vichy rose.
Le scènario enfonce quelques portes ouvertes mais après tout, il est bon d'enfoncer le clou quelques fois: ici, les difficultés de deux jeunes (17 et 18 ans) à assumer leur sexualité, à en faire part à leurs amis et leurs familles.
J'ai été agréablement surpris, je m'attendais à un truc un peu bancale, et finalement il y a de bonne idées de scénographie (et il en faut au Tango, quand on dispose de 3 spots de couleur, et de deux draps blancs), beaucoup d'humour et pas trop de pathos. On croit aux personnages, on s'identifie facilement (enfin, le p'tit brun s'identifie et moi, je me rapelle que les questions sont toujours les mêmes pour les jeunes homos depuis 20 ans). Simple petit bémol, l'auteur nous gratifie de deux maaaaaaaagnifiques chansonnettes (6 prévues à l'origine, merci au producteur d'avoir fait son travail de producteur...) car il faut bien reconnaitre que ne sont pas
Ducastel et Martineau qui veut.
De fait, ça serait une pièce idéale à faire jouer en fin d'année scolaire dans les lycées.
PS: Il faut que je vous parle de Pierrick Lilliu dans un prochain post, j'ai eu la chance de le voir dans son premier rôle dans le film "Le héros de la famille"