Petit brun addict
Il est 10 heures du matin, je descend seul les Champs Elysées, un café à la main, le sourire au lèvres. Je viens de sortir de la station Charles De Gaulle Etoile. Je t’ai embrassé quelques stations avant, quand tu as quitté la rame pour rejoindre ton travail. Je venais de remettre correctement le col de ta chemise blanche, après que tu ai ajusté ta cravatte. Tu étais charmant dans ton costume noir et tes 20 ans. En retard, nous avons du finir de nous préparer dans le métro, viennoiserie et jus d’orange dans une main, crême pour le visage dans l’autre afin de masquer les marques de notre nuit trop courte. Une douche rapide pendant que Dutronc nous assurait que Paris aussi, s’éveille. Seulement deux heures de sommeil pour terminer cette nuit passée ensemble. A discuter, à s’enlasser, à explorer les courbes de nos corps. Tu es troublé par tes sentiments, tu t’interroges, tu doutes. C’est la première fois que tu éprouves des sentiments amoureux pour un garçon. Tu souriais en me demandant si ça me dérangeait de dormir dans ton lit. Nous avons discuté de mille choses pendant des heures en rentrant du restaurant. Notre diner en tête à tête marquait nos retrouvailles après notre rencontre en septembre, à Lyon. Et Julien, c’est un joli prénom.