Jean-Daniel Cadinot, cinéaste et auteur.
La mise en avant par Matt sur la page d'accueil de GA de la disparition de J.D.C. a sorti quelques GAiens de leur léthargie (dont moi).
Je travaille dans le cinéma depuis plus de 20 ans (mode vieux de la vieille "on"), j'ai même travaillé dans un cinéma classé X à l'age de 18 ans (même législation fiscale et sociale qu'une salle standard). Donc désolé pour les plus réfractaires (ou les plus jeunes qui n'ont jamais vu une salle de cinéma pleine de bourgeois bien respectables venus s'encanailler le samedi soir en suçant... un esquimau), mais le porno* est un genre à part entière de l'art cinématographique (isolé économiquement dans les années 70 par quelques puritains, surement ces mêmes bourgeois cité plus haut, mais revenus de confesse) au même titre que la comédie**,le western*** et autres.
Je reconnais donc à ce titre "Jean-Daniel Cadinot" comme un cinéaste bien sûr mais aussi comme un auteur. Je ne m'appuie pas ici sur la qualité de son oeuvre mais sur le simple principe d'équité vis à vis des autres talents****. Une oeuvre de Jean-Daniel Cadinot est autant respectable qu'une des frères Dardennes (et à titre personnel, je m'y ennuie moins, mais là n'est pas la question).
Etant entendu qu'il fait partie de la grande famille du cinéma et que, de par la thématique de son oeuvre entre autre, il est une personnalité représentative de la communauté gay, la démarche de Matt, qui met en avant sa disparition, est tout à fait justifiée.
* trame scénaristique plus ou moins construite dont l'effet recherché est de faire bander
** trame scénaristique plus ou moins construite dont l'effet recherché est de faire rire
*** trame scénaristique plus ou moins construite dont l'effet recherché est de faire pan pan
**** terme générique poli dont s'affublent les individus qui travaillent dans les domaines artistiques même si les personnes concernées n'en ont pas (du talent)
Bonus track:
Pour agrémenter le rayon porno de mes vidéo-clubs, je m'étais rendu rue de Rome à Paris, dans le magasin French Art. Alors que je règlais un carton d'environ 50 VHS de l'oeuvre du Maïtre, je faisais remarquer au vendeur que d'autres références porno gay étaient meilleur marché. Il me répondit je crois avec humour ou sinon avec suffisance: "Il ne faut pas confondre Tati et Yves Saint Laurent..."
03/05/08 - 20:02
Ca reste un mec qui faisait du porno...
theopiscence